Écrasement dans le Sinaï: Moscou confirme la thèse de l'attentat

Les 224 personnes qui étaient à bord de... (PHOTO ARCHIVES AFP)

Agrandir

Les 224 personnes qui étaient à bord de l'appareil Airbus 321-200 du transporteur Metrojet - la plupart des touristes russes - ont été tuées dans l'écrasement, le 31 octobre, environ 23 minutes après le décollage de la station balnéaire de Charm el-Cheikh, en Égypte.

PHOTO ARCHIVES AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Lynn Berry
Associated Press
Moscou

C'est une bombe artisanale qui a causé l'écrasement d'un avion de ligne russe, en Égypte, le mois dernier, selon le responsable du Service fédéral de sécurité de la Russie (FSB), qui a informé le président Vladimir Poutine qu'il s'agissait bel et bien d'un acte «terroriste».

Le FSB a aussi offert une récompense de 50 millions $ US pour toute information qui mènerait à l'arrestation des responsables, appelant «les Russes et la communauté internationale à identifier les terroristes».

«Selon nos experts, un objet explosif d'une puissance équivalant à un kilogramme de TNT a sauté en plein vol, ce qui a provoqué la dislocation de l'appareil dans les airs, et ce qui explique pourquoi le fuselage était dispersé sur un si grand territoire», a expliqué le chef du Service, Alexandre Bortnikov.

Des tests ont démontré que les explosifs ont été fabriqués à l'extérieur de la Russie, mais M. Bortnikov n'a pas fourni davantage de précisions.

Les 224 personnes qui étaient à bord de l'appareil Airbus 321-200 du transporteur Metrojet - la plupart des touristes russes - ont été tuées dans l'écrasement, le 31 octobre, environ 23 minutes après le décollage de la station balnéaire de Charm el-Cheikh, en Égypte.

Les autorités égyptiennes n'ont pas commenté la nouvelle; la télévision d'État a relayé les informations, mais sans plus. Le pays s'était montré réticent aux allégations des Britanniques et des Américains, qui laissaient entendre que l'écrasement ait pu être provoqué par un explosif.

Le président Poutine s'est engagé à pourchasser les responsables de l'attaque. «Nous devons savoir tous leurs noms. Nous les chercherons partout où ils se cachent. Nous les trouverons où qu'ils soient dans le monde et nous les punirons», a-t-il tranché.

Le groupe armé État islamique (ÉI) a revendiqué la responsabilité de l'attentat à plusieurs reprises depuis le drame. Le groupe extrémiste a précisé qu'il s'agissait d'une réponse à la campagne de frappes de la Russie en Syrie. Moscou soutient le régime du président Bachar el-Assad, qui combat le groupe armé ÉI et plusieurs autres rebelles dans son pays.

M. Poutine a assuré que les bombardements continueraient «mais aussi seraient intensifiés pour démontrer aux criminels que les représailles sont inévitables». Le président a demandé au ministère de la Défense et à l'état-major qu'ils lui présentent leurs suggestions pour déterminer la marche à suivre.

Le porte-parole de M. Poutine, Dmitri Peskov, a toutefois précisé que cela ne signifiait pas nécessairement que la Russie considérait l'idée d'envoyer des troupes au sol.

La rencontre entre MM. Poutine et Bortnikov a été organisée alors que le président russe revenait du sommet du G20, en Turquie, où il s'est engagé avec les autres participants à travailler conjointement pour combattre le groupe ÉI.

«Nous travaillerons en vertu de l'article 51 des Nations unies, qui donne à chaque pays le droit de légitime défense», a-t-il soutenu.

Le président russe affichait une rare morosité, mardi. Lorsque M. Bortnikov a parlé d'un «acte terroriste», M. Poutine a demandé aux intervenants à ses côtés d'observer un moment de silence.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer