Frédéric Dion ralenti par l'absence de vent

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NDLR.: L'aventurier Frédéric Dion souhaite atteindre le centre de l'Antarctique en solitaire à l'aide de cerfs-volants à traction. Ce trajet de 1850 km à travers le continent de glace devrait permettre à l'aventurier de Notre-Dame-du-Mont-Carmel d'être le premier homme à atteindre en solitaire le «Pôle Sud d'inaccessibilité».

Ça fait sept jours que je n'ai pas de vent. J'ai avancé de seulement 43 kilomètres depuis vendredi dernier (le 5 décembre). J'ai presque tout fait à skis. J'ai serré le cerf-volant et j'ai mis de la peau de phoque sous mes skis pour aider. La difficulté est que je suis très haut en altitude. Je suis rendu à 3700 mètres. La neige est très abrasive, alors c'est plus dur d'avancer.

En débutant l'aventure, je savais qu'il pourrait y avoir une journée sans vent ou en vents contraires, mais pas sept jours d'affilée comme ça. Ça me prend environ cinq, six heures pour avancer de dix kilomètres. Au début je faisais une progression à trois km/h, mais je me suis rendu compte que c'était trop rapide, que je risquais des blessures et plus de fatigue, alors j'ai ralenti ma progression. Je compare ça à un oiseau qui a perdu ses ailes; il doit avancer par petits pas.

Les prévisions d'Environnement Canada m'indiquent que je ne pourrai peut-être pas avoir des conditions de vents favorables avant encore quatre jours.

J'ai beaucoup de temps pour lire, écouter de la musique et me reposer. J'ai apporté avec moi le manuscrit du livre que j'écris avec ma femme, qui est psychologue. Ça s'appelle La pensée unitaire, et ça parle de la psychologie positive. C'est un excellent anti-doute. La pensée unitaire, c'est l'art de réduire nos objectifs en petites étapes simples, pour les rendre réalisables. J'ai aussi avec moi le livre de Mylène Paquette (qui a traversé l'Atlantique à la rame, en solitaire).

Pour ce qui est de la musique, j'écoute de tout. Aujourd'hui (vendredi), j'ai même écouté de la salsa! Ça m'a vraiment fait du bien, ça m'a rappelé la chaleur! Pour me distraire, j'ai aussi commencé à écrire la conférence qui va suivre mon aventure. Les billets sont déjà en vente! Ce sera le 25 février à la salle J.-Antonio-Thompson.

Une chance que j'ai des choses pour me divertir, sinon ça pourrait être quelque chose d'assez effrayant de pouvoir entendre seulement le silence. Les seuls bruits que j'entends sont mes pas dans la neige, ma respiration et mon coeur qui bat. Mais je devrais en profiter, parce que ma vie, d'habitude, n'est pas si calme. C'est très zen ici, et ça me permet d'avoir des réflexions plus profondes.

Propos recueillis par Marie-Josée Montminy

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