À moins de 100 km de l'objectif!

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Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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NDLR: L'aventurier Frédéric Dion souhaite atteindre le centre de l'Antarctique en solitaire à l'aide de cerfs-volants à traction. Ce trajet de 1850 km à travers le continent de glace devrait permettre à l'aventurier de Notre-Dame-du-Mont-Carmel d'être le premier homme à atteindre en solitaire le «Pôle Sud d'inaccessibilité».

Aujourd'hui (vendredi), j'ai parcouru 101 km. Depuis que j'ai mon nouveau traîneau, j'en ai fait un peu plus de 400. Présentement, je suis dans une section atroce. C'est très difficile physiquement. Il y a des bosses partout, des bosses entre 30 cm et un mètre et demi de haut. C'est très technique. J'ai plein d'équipement, mon traîneau, mes skis et mon cerf-volant qui menace de me faire passer de cinq à 40 km/h en une ou deux secondes selon les vents...

Le paysage est totalement différent à chaque minute du jour. Ce n'est pas laid, ces bosses-là, c'est même beau! C'est très dur, très plat au niveau du terrain. Il n'y a pas de montagne autour de moi.

Je suis à 98 km de mon objectif final. Je serais capable de le faire en une journée, mais à cause des vents, je ne sais pas si j'y arriverai. Demain (samedi) je risque d'avoir des vents de 50 km de l'est et des températures très froides. Je crois qu'avec la météo capricieuse, ce sera difficile. Je vais m'approcher de mon objectif, mais je ne veux pas me créer trop d'attentes. Peut-être que ça me prendra deux jours. Ou plus...

Qu'est-ce qui me manque le plus à part ma famille? La chaleur! Non mais sérieusement, je suis tellement coupé de tout... À regarder ce qu'on n'a pas, on finit par gâter ce qu'on a. Ici, tout est si pur. L'air que je respire est sûrement le plus pur sur la Terre. L'homme n'a touché à rien ici. Où je marche, probablement que personne n'a jamais marché. J'ai l'occasion de vivre ça, alors je pense qu'il faut que j'en profite.

Je vis comme une sorte de deuil en étant loin de ma famille et de mes amis. Et hier (jeudi), je me faisais comme réflexion que toutes ces personnes et ces choses qui me manquent, elles existent encore. Pour moi, c'est comme si elles n'existaient plus parce que je suis si loin et complètement seul. Dans le fond, il faut que je profite du moment présent, en me disant que je retrouverai bientôt mes proches et ce qui me manque.

Propos recueillis par Marie-Josée Montminy

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