«L'aventure est repartie de plus belle»

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Frédéric Dion
Le Nouvelliste

NDLR: L'aventurier Frédéric Dion souhaite atteindre le centre de l'Antarctique en solitaire à l'aide de cerfs-volants à traction. Ce trajet de 1850 km à travers le continent de glace devrait permettre à l'aventurier de Notre-Dame-du-Mont-Carmel d'être le premier homme à atteindre en solitaire le «Pôle Sud d'inaccessibilité».

J'ai réussi à me rendre au dépôt de carburant 83 en deux jours pour aller chercher le traîneau de l'aventurier belge Dixie Dansercoer, le mien était rendu en très mauvais état [le devant du traîneau a littéralement explosé vendredi dernier]. Le terrain était difficile, mais j'avais un vent de dos. Et j'avais hâte de changer de traîneau et de tourner la page sur cette histoire. J'ai donc mis le maximum et j'ai bien progressé. J'ai fait 270 km en deux jours. L'aventure est repartie de plus belle.

Pour m'y rendre, j'ai dû réparer mon traîneau avec des points de suture. Mais la corde était très usée après 35 km. J'ai donc utilisé un bidon de naphta vide, que j'ai ouvert, pour réparer mon traîneau. Ç'a été une randonnée épique, j'ai dû réparer trois ou quatre fois par jour. Je suis vraiment content que ça soit passé.

Le nouveau traîneau fonctionne, jusqu'à maintenant, vraiment très bien. Il vaut après tout 10 000 $ et c'est une petite fusée. Je voulais être la première personne à se rendre au Pôle Sud d'inaccessibilité sans ravitaillement, mais c'est ça l'aventure. Tu fais de ton mieux, mais il y a des problèmes qui arrivent. Il faut savoir s'ajuster pour réussir quand même l'aventure et s'amuser. L'histoire se termine bien. Ç'aurait pu être pire. Si on venait me chercher lorsque mon traîneau a brisé, ça me coûtait 30 000 $.

Je savais toutefois qu'en allant chercher ce traîneau, je me tirais dans le pied. Depuis deux jours, je dois remonter les vents. C'est très physique.

Les vents sont très forts en ce moment, environ 80 km/h. Lorsque j'ai vu les conditions, j'ai décidé de prendre une journée de congé. Ça fait plusieurs jours que j'accumule la fatigue. Cela m'a permis de téléphoner à la maison et de parler avec mes filles et ma blonde. De voir que tout va bien à la maison, ça m'a donné du courage. Puis à midi, j'ai roulé la tente dans des conditions assez extrêmes, j'ai pris ma voile de tempête et je suis parti.

Il fait encore très froid en Antarctique, les prévisions pour mercredi sont de 43 degrés Celsius sous zéro. Mais je m'habitue au froid. Je ne me sers plus de mes thermomètres, car il fait toujours plus froid que ce qu'ils peuvent indiquer. J'ai aussi peaufiné mes techniques. Je fais maintenant bouillir de l'eau que je mets dans une bouteille à mes pieds pendant la nuit. De toute façon, j'ai ma journée à faire, qu'il fasse chaud ou froid, je m'adapte.

Je suis maintenant à 358 km de mon objectif. Je peux faire cette distance en trois ou quatre jours, mais ça peut aussi me prendre quatre semaines. Tout dépend des vents et du terrain.

Propos recueillis par Gabriel Delisle

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