Pas question de dévier de l'itinéraire

L'aventurier Frédéric Dion souhaite atteindre le centre de l'Antarctique en... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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L'aventurier Frédéric Dion souhaite atteindre le centre de l'Antarctique en solitaire à l'aide de cerfs-volants à traction. Ce trajet de 1850 kilomètres à travers le continent de glace devrait permettre à l'aventurier de Notre-Dame-du-Mont-Carmel d'être le premier homme à atteindre en solitaire le «Pôle Sud d'inaccessibilité».

Après avoir réfléchi longuement à la possibilité de dévier de ma route pour aller changer mon traîneau endommagé à un poste de ravitaillement, j'ai plutôt choisi de garder le cap sur ma seule et unique destination, le Pôle Sud. Ceci m'évitera notamment un détour de 500 kilomètres.

Maintenant la mi-parcours franchie, cette décision me permettra d'ailleurs de réaliser mon objectif d'atteindre le coeur de l'Antarctique en solitaire sans ravitaillement.

Oui, c'est une chance à prendre, mais je demeure confiant.

En plus, la nature ne m'offre pas beaucoup de répit alors que je dois parcourir un territoire hostile parsemé de sastrugis - hauts pics de neiges durcis par les rafales de vents - ce qui est loin de ménager mon traîneau déjà endommagé que j'ai mis sept heures à réparer lors du dernier bris.

Aussi, je dois bien contrôler mes skis pour ne pas casser le bout dans ces obstacles, aussi durs que de l'asphalte, ou encore tomber. Ça représente tout un défi technique.

En dépit de ces conditions, j'ai parcouru 300 kilomètres au cours des derniers jours et c'est très encourageant. Le moral est très bon.

Si ma progression va bon train, c'est tout de même extrêmement épuisant de me déplacer dans de telles conditions. Chaque calorie ingérée quotidiennement devient donc primordiale pour faire un plein suffisant d'énergie.

Hier, j'étais tellement fatigué de ma journée que j'ai eu toutes les difficultés du monde à monter ma tente. Avoir eu le choix pour les 40 derniers kilomètres de ma journée, j'aurais préféré courir un marathon plutôt que me déplacer avec mes skis et ma voile. Je crois que j'aurais été moins fatigué à la fin, c'est tout dire!

Malgré ces épreuves je garde les yeux bien rivés sur l'objectif car je ne me trouve plus qu'à 756 kilomètres de ma destination finale. Je m'approche...

Propos recueillis par Vincent Gauthier

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