C'est un départ pour Frédéric Dion!

C'est le grand départ pour Frédéric Dion qui... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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C'est le grand départ pour Frédéric Dion qui se rendra au coeur de l'Antarctique en solitaire.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Frédéric Dion
Le Nouvelliste

(Collaboration spéciale) NDLR: L'aventurier Frédéric Dion souhaite atteindre le centre de l'Antarctique en solitaire à l'aide de cerfs-volants à traction. Ce trajet de 1850 km à travers le continent de glace devrait permettre à l'aventurier de Notre-Dame-du-Mont-Carmel d'être le premier homme à atteindre en solitaire le «Pôle Sud d'inaccessibilité».

Présentement je suis dans la neige jusqu'au cou. Il vente et il neige. Le décor est vraiment très blanc et lumineux. Il n'y a plus de doute possible: je suis en Antarctique. Je suis très heureux et très fébrile à l'idée de vivre cette aventure. Enfin, je peux contrôler mon itinéraire!

Dès mon arrivée, j'ai fait une rencontre qui m'a un peu ébranlé. J'étais en train d'essayer mes skis, mon traîneau, je faisais quelques tests lorsque j'ai vu, à deux cents mètres du campement, un pingouin. Je n'en ai pas fait de cas, mais paraît-il que j'ai été très chanceux, car les gens du campement m'ont dit que les pingouins étaient très rares. J'aurais dû prendre une photo!

Si la météo le permet, je vais débuter mon trajet cette nuit. Le soleil se lève vers une heure du matin. Si le vent tourne à mon avantage, si les éléments sont avec moi, je vais enfin pouvoir partir. Mon seul objectif: partir prudemment. Durant les prochaines semaines, je devrai me bâtir une routine quotidienne... sans faire trop d'erreurs. Je devrai me montrer patient pour ne pas aller trop vite. Mais j'ai hâte d'arriver dans les montagnes, j'en rêve depuis des mois. Les prochains 200 km m'enthousiasment énormément.

Mais déjà, tout ne roule pas comme je m'y attendais. J'ai dû réparer mon réchaud, j'ai déchiré mon manteau et les cordes qui tiennent mon traîneau se sont cassées. Les bris étaient prévus, mais je ne m'attendais pas à ce qu'ils arrivent dans les premières heures!

Lorsque j'étais dans l'avion, je me répétais une pensée que je vous partage: attendre d'être en connaissance de tous les éléments pour réaliser son rêve, c'est se condamner à l'inaction.

Propos recueillis par Olivier Gamelin

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