Frédéric Dion: la longue attente...

Frédéric Dion... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Frédéric Dion

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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(Le Cap) L'aventurier Frédéric Dion souhaite atteindre le centre de l'Antarctique en solitaire à l'aide de cerfs-volants à traction. Ce trajet de 1850 km à travers le continent de glace devrait permettre à l'aventurier de Notre-Dame-du-Mont-Carmel d'être le premier homme à atteindre en solitaire le «Pôle Sud d'inaccessibilité».

Mon avion pour me rendre en Antarctique a été retardé, je dois donc demeurer quelques jours de plus à la ville du Cap, en Afrique du Sud. J'en ai profité pour me reposer et soigner une vraie grippe d'homme.

La première journée je suis resté au lit, mais dès le lendemain, je suis allé couriret j'avais la langue à terre. Mais maintenant la forme est revenue à 80 %. Ça me donne de l'espoir. Je devrai pouvoir prendre l'avion pour l'Antarctique dimanche prochain.

Le vol a été reporté, mais je ne m'en fais pas trop. Je savais que ça pouvait arriver, c'est souvent ainsi. Ça fait partie de l'aventure. Mon matériel et ma nourriture sont maintenant prêts pour le départ, si bien que je n'ai plus accès à mon traîneau et à tout le chocolat que j'amène. Et j'en ai en quantité industrielle. J'ai peur qu'avec la chaleur, je sois obligé de manger du chocolat fondu. Mais ça ne serait pas la première fois que ça m'arrive dans mes aventures.

D'ici là, j'en profite pour acheter de petites choses dont j'ai besoin pour l'expédition. D'ailleurs, j'étais très nerveux car je n'avais pas vu mon réchaud lorsque j'ai inspecté mon matériel. Après vérification, il y était. J'ai douté beaucoup et j'étais très craintif avant de vérifier. Je suis maintenant fin prêt à partir.

Ces quelques jours d'attente me permettent bien sûr de visiter Le Cap, une très belle ville, plus que ce que je pensais. J'ai hâte de monter sur la Table Mountain et d'aller à la plage.

J'ai évidemment très hâte d'être en Antarctique et de vivre une expérience unique. Après un mois sur le continent glacé, le soleil sera dans le ciel 24 heures sur 24. Je vais donc devoir m'habituer à la lumière permanente.

J'ai déjà vécu ça au Yukon et c'est très spécial. Ton corps est fatigué, mais ton cerveau ne veut pas s'éteindre. Ça va être une bonne difficulté pour moi. Normalement, le soleil régit beaucoup ma vie.

J'imagine qu'avec la fatigue, je vais tomber au combat à la fin de chaque journée.

Propos recueillis par Gabriel Delisle

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