Fébrilité, peur et confiance

Frédéric Dion veut se rendre au coeur de... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Frédéric Dion veut se rendre au coeur de l'Antarctique en solitaire.

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Frédéric Dion
Le Nouvelliste

(Collaboration spéciale) NDLR.: L'aventurier Frédéric Dion souhaite atteindre le centre de l'Antarctique à l'aide de cerfs-volants à traction. Ce trajet de 1850 km à travers le continent de glace devrait permettre à l'aventurier de Notre-Dame-du-Mont-Carmel d'être le premier homme à atteindre en solitaire le «Pôle Sud d'inaccessibilité».

Je suis finalement arrivé à la ville du Cap en Afrique du Sud après 21 heures de vol, dont un arrêt de neuf heures à Londres où j'ai pris le temps de courir un demi-marathon pour visiter la capitale britannique. J'avoue que je suis un peu fatigué après le long voyage, mais je devrais courir deux autres demis-marathons avant mon départ pour l'Antarctique. C'est une habitude pour moi, la course.

Au Cap, j'ai pu enfin avoir accès à mon matériel, ouvrir ma boîte de bois et m'assurer que tout était là. J'avais vraiment peur qu'il manque du matériel, comme la caisse a été ouverte pour sortir les bouteilles de naphta. Et heureusement, tout était en ordre. Je pense que tout ira comme dans mon plan, mais je dois chasser l'angoisse et les idées négatives.

Je devrais prendre l'avion à 23 h 30 mardi pour me rendre en Antarctique. Mais je vais avoir la confirmation mardi matin. Tout dépend de la météo. Je prends ça une journée à la fois, c'est classique que ce vol soit retardé de plusieurs jours. Au moment où on se parle, il y a des vents de 100 km/h et des accumulations de neige de 80 cm en Antarctique. Mais on se croise les doigts, la situation semble s'améliorer.

D'ici le départ, j'ai quelques achats à faire. Je dois notamment trouver des briquets et une boussole avec une aiguille balancée pour l'hémisphère sud. Ce que j'ai vu de l'Afrique du Sud jusqu'à présent, c'est vraiment très beau. Il y a la Table Mountain, une montage de plus de 1000 mètres collée sur la ville. J'ai bien hâte d'aller la visiter. Le Cap est une très belle ville. Un chauffeur de taxi m'a dit que c'était la plus belle ville au monde et je suis prêt à le croire jusqu'à maintenant.

À quelques jours du départ vers l'Antarctique, je vis un mélange de fébrilité, de peur et de confiance. Tout cela se mélange. J'ai peur de faire un faux pas. Bien que j'ai vérifié mon traîneau, je ne me souviens pas d'avoir vu mon réchaud. Est-ce qu'il est là ou pas? J'espère que je n'ai rien oublié. Sinon, je vis le moment présent, c'est uniquement sur ça que j'ai du contrôle.

C'est ce que je vais appliquer pendant toute l'aventure. Lorsque je vais être en Antarctique et qu'il n'y aura que moi et mes cerfs-volants à traction, mon niveau de contrôle sera très haut. Pour l'instant, plusieurs choses ne dépendent pas de moi. Il y a une partie de moi qui a simplement hâte d'être seul. Après tout, c'est mes vacances, mes vacances dans le sud.

Propos recueillis par Gabriel Delisle

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