Frédéric Dion à l'assaut de l'Antarctique (vidéo)

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(Notre-Dame-du-Mont-Carmel) L'heure du départ a sonné pour Frédéric Dion. L'aventurier de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, qui se rendra au coeur de l'Antarctique au cours des prochaines semaines en solitaire en cerf-volant à traction, va quitter son domicile lundi soir, en direction de Montréal, d'où il prendra l'avion mardi, après avoir pris part à quelques activités médiatiques.

Quelques heures avant son départ pour l'Antarctique, Frédéric... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste) - image 1.0

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Quelques heures avant son départ pour l'Antarctique, Frédéric Dion en était à ses derniers préparatifs.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Attendu en Afrique du sud pour prendre un avion qui le mènera sur le continent de l'Antarctique, Frédéric Dion espère pouvoir se mettre en route vers son objectif à partir du 6 novembre prochain. Toutefois, il aura fort à faire durant les quelques jours où il séjournera en Afrique du sud, en attendant son vol de départ vers l'Antarctique. C'est qu'une partie de son matériel est resté coincée aux douanes, dont certaines bouteilles de naphta qui lui serviront lors de son expédition.

«C'est mon erreur car j'ai écrit «Bouteilles de naphta» sur le colis, même s'il n'y a jamais eu de naphta à l'intérieur. Mais j'en ai vraiment besoin pour mon expédition alors je vais essayer d'aller les récupérer et de les passer d'une autre façon. Sinon, je devrai en récupérer des nouvelles sur place, et ça peut jouer sur le poids de mon chargement alors ce n'est pas idéal», raconte-t-il.

Car le chargement de départ de l'aventurier est calculé au gramme près, pour éviter toute surcharge et ainsi favoriser une avancée plus rapide à travers les montagnes, la neige et la glace.

«Je pars avec 65 kg de nourriture et 62 kg d'équipement. Je suis très fier de ça parce qu'en général, les expéditions partent en moyenne avec 180 kg, et moi je pars avec 127 kg. J'ai presque l'équivalent du poids d'une personne en moins dans mon traîneau, ce qui est un gros avantage. J'ai tout réduit au minimum. J'ai même enlevé les étiquettes sur mes vêtements pour réduire le poids que je porte», signale Frédéric Dion.

Le parcours de 1850 kilomètres qui le mènera jusqu'au point le plus éloigné de toute côte de l'Antarctique sera parsemé de défis tous plus intenses les uns que les autres. «Au départ, je dois contourner des montagnes. Puis tranquillement, ça va se transformer en terrain plus en pente avec des crevasses. Ça, ce sont les 200 premiers kilomètres. Puis, tranquillement, je vais monter sur la calotte glaciaire pour une longue montée sur 1500 km et je vais atteindre près de 4000 mètres d'altitude à certains endroits», fait-il remarquer.

Pour ses communications et sa sécurité, il disposera de GPS, de balises de détresse et d'un téléphone satellite qui lui a été prêté par l'aventurière Mylène Paquette, qui a fait la traversée de l'Atlantique à la rame en solitaire en près de 130 jours l'an dernier.

«Mylène, je l'ai connue deux ans avant la traversée de l'Atlantique. J'ai pu l'aider dans son projet et nous sommes restés des amis à travers tout ça. Elle m'a proposé ce téléphone dont elle ne se servait pas. Si jamais ça me sauve la vie, c'est à elle que je pourrai dire merci», lance-t-il en riant.

Bien qu'il dispose de 65 jours de nourriture, Frédéric Dion espère atteindre son objectif en 40 jours, pour ensuite pouvoir revenir sur ses pas et trouver un point où l'avion pourra venir le récupérer. «À la mi-décembre, j'espère être rendu au centre de l'Antarctique, mais le projet ne se termine pas là. Si j'appelle un avion pour qu'il vienne me chercher au centre de l'Antarctique, ça me coûte 210 000 $. J'ai une bonne motivation pour trouver un point de sortie moins coûteux», confie-t-il.

L'expédition aura coûté au bas mot près de 150 000 $ à l'expéditeur, qui a réussi à trouver des commanditaires pour financer le quart de cette somme. Pendant son aventure, le travail se poursuivra pour trouver d'autres commanditaires, et il préparera aussi une grande conférence de retour à la fin du mois de février à la salle J.-Antonio-Thompson. Son retour à la maison, auprès de sa femme et de ses deux filles, est prévu pour la mi-janvier.

Suivez le périple de Frédéric Dion dans Le Nouvelliste

Frédéric Dion vivra de grandes émotions dans sa tentative de se rendre au centre de l'Antarctique au cours des prochaines semaines. Ce trajet de 1850 kilomètres à travers les froids intenses et les vents glaciaux lui réserve assurément de nombreux défis.

Le jeune aventurier gardera contact avec sa région natale en partageant les grands moments de son périple avec les lecteurs du Nouvelliste.

Cette chronique, publiée de deux à trois fois par semaine, permettra de connaître les états d'âme de celui qui veut devenir le premier homme à atteindre en solitaire le «Pôle Sud d'inaccessibilité».

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