Gentilly-2: Jean Charest réitère son préjugé favorable

Le chef libéral Jean Charest était de passage... (Photo: Émilie O'Connor)

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Le chef libéral Jean Charest était de passage samedi à Shawinigan. Il était accompagné de tous les candidats de la Mauricie. On reconnaît derrière lui Danielle Saint-Amand, candidate dans Trois-Rivières, et Jean-Paul Diamond, candidat dans Maskinongé, Julie Boulet, candidate dans Laviolette et Marc-Antoine Trudel, candidat dans Champlain.

Photo: Émilie O'Connor

(Trois-Rivières) Le premier ministre du Québec Jean Charest était de passage dans la région samedi. Devant une salle bondée de militants libéraux dans le secteur de Grand-Mère à Shawinigan, le chef du gouvernement a martelé un discours à saveur économique. Le chef libéral a plaidé pour la diversification de l'économie régionale et a réitéré son préjugé favorable pour la revitalisation de la centrale nucléaire de Gentilly-2.

Jean Charest était entouré de tous ses candidats de la Mauricie lorsque Le Nouvelliste l'a rencontré dans son autobus de campagne. Il a rappelé en entrevue que les libéraux iraient de l'avant avec la réfection de la centrale nucléaire de Gentilly-2.

Le gouvernement attend les résultats de l'évaluation des coûts et des conséquences environnementales avant de prendre une décision.

Les libéraux et Hydro-Québec ont observé très attentivement ces dernières années la réfection de la centrale de Point Lepreau au Nouveau-Brunswick qui connaît des dépassements de coûts de plus d'un milliard $.

De plus, la catastrophe de la centrale de Fukushima au Japon, précise M. Charest, entraîne des délais.

«C'est une expertise que nous avons développée dans cette centrale qui m'apparaît importante», affirme le premier ministre qui assure que la volonté de son parti est de procéder à la réfection de la centrale de Gentilly-2.

«L'expertise des travailleurs de la centrale nucléaire est importante pour la région et le Québec. Nous ne voulons pas la perdre. Ceux qui veulent la fermeture de Gentilly-2 font beaucoup de raccourcis.»

À l'heure où des emplois sont en danger à l'usine Laurentides de Produits forestiers Résolu ainsi qu'à l'aluminerie de Rio Tinto Alcan de Shawinigan, le chef libéral affirme que l'avenir économique de la région passe par la diversification de l'économie, dont la foresterie.

«Nous allons sortir grandis de cette crise-là. Mais, il va falloir être persévérant et soutenir les emplois. En attendant, il faut diversifier l'économie», estime le chef libéral qui affirme que la foresterie a toujours un avenir au Québec. «Il y a de l'avenir dans la forêt.»

Le premier ministre cite en exemple les investissements pour la production de pâte cellulosique aux usines de Thurso et de Lebel-sur-Quévillon, la production de nanocellulose à Windsor ainsi que les projets de biocarburant et de valorisation de la biomasse forestière.

La Ville de La Tuque ainsi que des entreprises du Haut-Saint-Maurice envisagent de tels projets de transformation de la biomasse forestière depuis quelques années déjà.

Toutefois, les industriels, qui peinent à se sortir de la crise forestière, ne veulent investir seuls. «Investissement Québec est là pour ça», répond le premier ministre.

Par ailleurs, Jean Charest est convaincu que la construction immobilière américaine reprendra. «Le marché du bois d'oeuvre va reprendre. C'est malheureux que ça dure aussi longtemps. Mais il faut qu'on soit au rendez-vous lorsqu'il va reprendre. Ça serait une grave erreur d'abandonner le secteur forestier au Québec malgré toutes les difficultés», soutient le premier ministre.

De plus, le premier ministre croit que les entreprises de la Mauricie vont bénéficier du Plan Nord. «Le meilleur exemple c'est Marmen qui connaît une belle période. Il y aura plus d'emplois de créés dans le sud que dans le nord. Il y a des entreprises de la Mauricie qui vont en bénéficier», soutient le chef libéral.

Bien que la position de Jean Charest sur la grève étudiante soit assez tranchée, celui-ci ne rejette pas du revers de la main toutes manifestations, comme celle entourant l'opposition face à l'exploitation des gaz de schiste.

«Les gens qui manifestent ont le droit de manifester. Je veux vivre dans une société où on peut manifester», assure Jean Charest.

«Nous attendons les résultats de l'étude environnementale stratégique pour prendre le temps de le faire comme il le faut. Cette ressource ne sera pas développée à moins que nous en venions à la conclusion que c'est sécuritaire pour la santé et pour l'environnement.»

Le chef libéral avoue que les élections bouleversent quelque peu les négociations avec la nation atikamekw. Toutefois, le chef libéral assure être ouvert à la négociation d'une entente comparable à la Paix des braves, telle que revendiquée par les autochtones.

Jean Charest croit en terminant que les circonscriptions électorales de Champlain et de Saint-Maurice sont «mûres» pour élire des députés libéraux.

Il croit que les positions libérales sur la crise étudiante ainsi que l'accent mis sur l'emploi et l'économie convaincront les électeurs.

«Dieu sait qu'il nous faut dans la région de la Mauricie des députés qui vont s'occuper d'emploi et d'économie», soutient le premier ministre. «La priorité du Parti québécois est la souveraineté.»

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