Les Bons Jack sont décimés

Quatre députés du NPD avaient formé le groupe... (Archives, François Gervais)

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Quatre députés du NPD avaient formé le groupe Les Bons Jack: Jean Rousseau, Pierre Dionne Labelle, Robert Aubin et François Lapointe. Robert Aubin est le seul survivant politique du quatuor musical, ses trois collègues ayant subi la défaite lors du dernier scrutin fédéral.

Archives, François Gervais

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les lendemains électoraux ont parfois des impacts insoupçonnés. En effet, depuis le 19 octobre, le député du NPD dans Trois-Rivières, Robert Aubin, est le seul survivant politique du quatuor musical Les Bons Jack, ses trois collègues ayant subi la défaite lors du dernier scrutin fédéral.

«Le groupe est quelque peu décimé», avoue ce diplômé en musique qui avait déjà chanté au sein des ensembles vocaux Trois Quatre et Vocalys.

Non seulement ses trois compagnons néodémocrates n'ont pu être réélus, mais ils ont été défaits par des candidats de partis différents. Ainsi, Pierre Dionne-Labelle a perdu aux mains du bloquiste Rhéal Fortin dans Rivière-du-Nord, François Lapointe a mordu la poussière contre le conservateur Bernard Généreux dans Montmagny-L'Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup, et Jean Rousseau a été battu par la libérale Marie-Claude Bibeau dans Compton-Stanstead.

À son arrivée à Ottawa, Robert Aubin avait été repéré par Pierre Dionne Labelle qui l'a invité à jouer de la musique avec lui dans un café de la capitale. 

Guitariste s'étant déjà produit comme chansonnier, le député de Rivière-du-Nord avait notamment travaillé pour le Regroupement des organismes communautaires des Laurentides et fut président de l'Association des artistes de la musique et du spectacle des Laurentides.

Un troisième député, François Lapointe, s'était joint au duo lors du premier caucus national du parti après l'élection de 2011, à Terre-Neuve. Le représentant de Montmagny-L'Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup avait étudié le saxophone au conservatoire et gagnait sa vie comme sonorisateur lors de son élection.

Constatant le potentiel de leur petit groupe, les trois députés avaient cherché un bassiste. C'est le député de Compton-Stanstead, Jean Rousseau, qui avait répondu à l'appel. Ce musicien se définissait davantage comme un guitariste métal. Le bachelier en relations industrielles avait même joué dans un groupe commercial.

Le quatuor avait choisi le nom Les Bons Jack en hommage au chef du NPD, Jack Layton, décédé trois mois après l'élection de 2011. Régulièrement, ils se retrouvaient dans l'un de leur bureau sur la colline parlementaire à Ottawa pour jouer de la musique. 

Au fil du temps, le groupe avait puisé dans les succès d'artistes francophones comme Joe Dassin, Boule Noire, Charles Aznavour, Jean-Pierre Ferland et Daniel Bélanger pour constituer un répertoire d'une vingtaine de titres.

Les Bons Jack se produisaient en public lors de spectacles organisés par les associations néodémocrates comme activités de financement. Pas plus tard qu'en mai dernier, ils étaient sur la scène du Centre culturel Pauline-Julien au profit de l'Association NPD dans Trois-Rivières.

«Ça ne veut pas dire qu'on ne fera pas d'autres prestations», a laissé entendre Robert Aubin, malgré la défaite électorale des trois autres membres du groupe.

Et quand on lui demande s'ils envisagent un spectacle d'adieu, ce dernier parle plutôt d'un éventuel «show de retour», n'ayant pas l'intention de se mettre à la recherche d'artistes au sein des autres formations politiques.

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