Un conseil des ministres paritaire le 4 novembre

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Justin Trudeau a tenu sa première conférence de presse comme premier ministre mardi à l'Amphithéâtre national de la presse, un lieu que Stephen Harper ne fréquentait pas.

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La Presse Canadienne

La composition du conseil des ministres libéral sera connue le 4 novembre, et il comportera un nombre égal d'hommes et de femmes, a confirmé mardi le nouveau premier ministre Justin Trudeau.

Il a été jugé pertinent d'assermenter «le plus rapidement possible» des ministres, a indiqué le chef du Parti libéral du Canada (PLC) en point de presse à Ottawa.

«Nous pourrons à ce moment avoir accès à la variété des leviers du pouvoir du gouvernement», a expliqué M. Trudeau, promettant que le Québec qui a choisi à son grand bonheur «de se réengager au sein d'un gouvernement du Canada», y serait adéquatement représenté.

Il s'est dit «très content» de réitérer qu'il allait «absolument respecter» la parité entre les hommes et les femmes, assurant qu'il aura l'embarras du choix parmi les «femmes extraordinaires» qui ont été élues d'un bout à l'autre du pays, même si elles sont minoritaires au sein de la nouvelle députation.

Le premier ministre désigné a choisi d'accorder sa première conférence de presse depuis sa retentissante victoire électorale à l'Amphithéâtre national de la presse, un endroit que boudait le premier ministre sortant Stephen Harper depuis des années.

Pendant une vingtaine de minutes, Justin Trudeau a répondu aux questions des membres de la Tribune de la presse parlementaire, notamment au sujet des conversations qu'il a eues avec les chefs d'État étrangers depuis le soir du scrutin.

Le chef libéral a précisé avoir discuté avec le président américain Barack Obama de son intention de mettre fin à la contribution canadienne à la campagne de bombardements aériens contre le groupe armé État islamique (EI).

«Il comprend les engagements que j'ai pris», a-t-il dit sans toutefois préciser à quel moment les chasseurs CF-18 du Canada pourraient quitter la région. «Nous voulons nous assurer que la transition se fait de façon ordonnée», a-t-il plaidé.

Des discussions téléphoniques ont également eu lieu avec premier ministre britannique David Cameron, le président français

François Hollande, le premier ministre italien Matteo Renzi et le président mexicain Enrique Peña Nieto.

Il devrait rencontrer certains d'entre eux dans un avenir rapproché, puisque de nombreux événements internationaux se profilent à l'horizon en novembre, dont une rencontre du G20 en Turquie et la Conférence de Paris sur le climat, qui s'ouvrira à la fin du mois.

Justin Trudeau n'a pas voulu s'engager à arriver dans la capitale française avec une cible concrète de réduction des gaz à effet de serre pour le Canada, se contentant de dire qu'il allait articuler une position claire en collaboration avec les premiers ministres provinciaux et territoriaux.

Un peu plus tôt, dans le cadre d'un rassemblement organisé dans la capitale fédérale pour célébrer la victoire des troupes libérales, il avait lancé un message à ceux qui, au sein de la communauté internationale, ne reconnaissaient plus le Canada.

«Aux amis de ce pays à travers le monde, vous étiez nombreux à vous inquiéter que le Canada avait perdu sa voix empreinte de compassion, sa voix constructive, au cours des dix dernières années. Eh bien j'ai un message simple pour vous, de la part de 35 millions de Canadiens: nous sommes de retour!»

Quelques heures avant d'y aller de ce plaidoyer, le chef libéral avait commencé sa journée à la station de métro Jarry, à Montréal, où il a serré des mains et s'est prêté au jeu des égoportraits. 

Il est débarqué vers 8h dans la station située dans le comté de Papineau, où il a été réélu lundi pour une troisième fois.

Une fois sur place, il a demandé aux agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et aux photographes de rester un peu à l'écart afin de lui laisser suffisamment d'espace pour aller à la rencontre de ses concitoyens.

«Pour moi, être en contact avec les Canadiens, les écouter, les rencontrer, est une grande priorité. Et en tant que premier ministre, j'espère et je compte pouvoir continuer d'être ouvert et accessible», a-t-il expliqué quelques heures plus tard en point de presse.

«Évidemment, au niveau des enjeux de la sécurité, je n'en parlerai pas en détail. Mais c'est clair pour tous que j'ai une approche qui est ouverte», a complété

M. Trudeau, qui a passé la campagne à se faire prendre en photo avec des sympathisants des quatre coins du pays.

Il faudra maintenant voir ce que le premier ministre désigné, fort de cette majorité parlementaire, fera des promesses de réforme démocratique qu'il a formulées, souligne Sébastien Grammond, professeur titulaire à la Faculté de droit de l'Université d'Ottawa.

M. Trudeau a entre autres promis une refonte du mode de nomination des sénateurs et s'est engagé à «faire en sorte que l'élection de 2015 soit la dernière à utiliser notre système uninominal majoritaire à un tour» - le système qui lui a donné près de 55 % des sièges avec quelque 39,5 % des voix, selon des résultats provisoires d'Élections Canada.

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