François-Philippe Champagne: la réalisation d'un plan minutieux

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Pour François-Philippe Champagne, la clé du succès consiste non seulement à établir des idées, mais aussi à élaborer un plan pour les réaliser.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Dans le local électoral de François-Philippe Champagne mardi midi, des bénévoles aux yeux cernés remettaient tout en ordre avec l'adrénaline comme seul combustible après une nuit inoubliable. Pendant ce temps, le nouveau député de Saint-Maurice-Champlain collectionnait les entrevues à un rythme ministériel.

Sans aller jusqu'à se pincer pour y croire, le jeune politicien regarde les résultats dans sa circonscription et constate qu'à lui seul, il a coiffé le nombre combiné de votes obtenus par les néodémocrates et les bloquistes lors de cette historique soirée électorale. À plus de 41 % des suffrages, l'appui recueilli envers les libéraux se compare avec celui des belles années du Bloc québécois. Tout un revirement de situation!

«La campagne m'a enseigné qu'il faut avoir un projet et y croire», réfléchit M. Champagne. «J'ai cru dès le premier jour que ça fonctionnerait. Quand on y croit, on prend les moyens pour que ça arrive, on fait les actions nécessaires, on se donne le temps de réussir. J'espère que ce message inspirera d'autres personnes: des jeunes aux études, quelqu'un à la recherche d'un emploi ou qui veut se partir en affaires. Il faut y croire soi-même. Si on n'y croit pas, qui va y croire?»

Les plus beaux moments de cette campagne, M. Champagne les a vécus lorsque des citoyens des quatre coins de la circonscription l'approchaient pour lui mentionner qu'ils lui avaient serré la main la semaine précédente au IGA ou au Tim Hortons. Une démonstration concrète de la réussite de son plan, qui consistait principalement à envahir le terrain sur près de deux ans pour se faire connaître et subtilement prendre la place de Lise St-Denis, au point où certaines personnes le croyaient député bien avant le 19 octobre.

L'exercice a été exténuant au possible, ce que confirme sa conjointe Anne-Marie Gaudet, complice dans cette exigeante aventure. Mais le nouveau député ne s'est pas investi contre nature. La recette de Jean Chrétien, il y croyait et même que pour lui, il s'agissait d'un passage obligé.

«C'était essentiel d'écouter pendant deux ans pour mieux comprendre. J'ai toujours eu cette approche, dans ma vie. C'est toujours bon d'avoir des idées, mais c'est encore mieux d'avoir un plan.»

Depuis lundi soir, M. Champagne a dû répondre à un nombre incalculables de questions plus ou moins alambiquées au sujet de sa place dans le prochain conseil des ministres. Rarement en Mauricie, tous paliers confondus, un candidat a suscité de telles attentes dans les heures suivant son élection.

Pour le moment, le nouveau député savoure simplement son nouveau statut et la majorité que les Canadiens ont confiée à sa formation. Pour le reste, il s'en remet à Justin Trudeau.

Engagements

Seul député au pouvoir dans la région, François-Philippe Champagne deviendra le canal privilégié au gouvernement. Il croit que des fonctionnaires à Ottawa s'attendent déjà à répondre à des questions au sujet du projet de réfection du Centre fiscal de Shawinigan.

Il connaît également l'importance du dossier de la pyrrhotite, particulièrement dans le comté voisin. Pas question de laisser tomber les victimes, martèle-t-il. 

«Nous avons pris un engagement clair. Nous allons aider les victimes, parce que nous disons que la misère, ça ne connaît pas de frontière, ni de juridiction. Nous reconnaissons que c'est un drame

humain et qu'on doit intervenir. Ce n'était pas l'engagement d'un candidat, mais celui d'un parti, d'un chef.»

M. Champagne ne craint pas que les insinuations autour de certains des donateurs à sa campagne, de sa vie professionnelle en Europe ou de l'actionnariat de l'entreprise Bionest viendront le hanter au cours de son mandat.

«J'ai répondu à ça», fait-il remarquer. «Ça n'avait pas de substance et ça n'en a pas plus aujourd'hui. Je suis fier de mon expérience à l'étranger, de Bionest. Pour ma part, j'ai mis mon énergie dans la politique et les gens ont parlé. Le reste, c'est de la vieille façon de faire de la politique.»

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