Les élections en bref

Dominic Therrien... (Photo: Olivier Croteau)

Agrandir

Dominic Therrien

Photo: Olivier Croteau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dominic Therrien: «Je n'ai pas d'amertume»

Quelques heures après avoir digéré sa défaite «très décevante» aux mains du député sortant du NPD, le candidat conservateur dans Trois-Rivières, Dominic Therrien, «ne ferme pas la porte à rien» pour le futur.

«Mon intérêt, c'est sur la scène fédérale. J'ai adoré mon expérience et j'ai montré que je suis capable de faire mon travail», a indiqué l'homme de 43 ans par rapport à la possibilité de tenter à nouveau sa chance en politique.

L'ancien joueur de baseball professionnel dit avoir déployé beaucoup d'efforts, tout comme les membres de son équipe.

«J'ai le sentiment du devoir accompli, ayant mené une excellente campagne. On a fait sortir notre vote. Je n'ai pas d'amertume», affirme-t-il.

S'il se dit serein, il admet que le Parti conservateur a perdu beaucoup de sièges «pendant que localement, on a presque doublé le nombre d'électeurs».

Ayant toujours un pied-à-terre en Colombie-Britannique, cet avocat spécialisé en droit de l'immigration se donne quelques semaines de réflexion pour la suite des choses. 

Finalement, interrogé à savoir s'il attribue sa défaite à la position de son parti sur la pyrrhotite.

M. Therrien fait remarquer que son adversaire libéral Yvon Boivin n'a pas gagné alors que, dit-il, «c'était son cheval de bataille». «Les gens votent pour ou contre, pour une kyrielle de raisons», a-t-il simplement conclu.

Robert Aubin... (Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste) - image 2.0

Agrandir

Robert Aubin

Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste

Déboires du NPD: la communication à améliorer

Le Nouveau Parti démocratique devra revoir sa façon de communiquer ses messages afin d'améliorer sa performance, croit Robert Aubin.

Le député sortant de Trois-Rivières a échappé de justesse à la vague libérale qui a permis à Justin Trudeau de prendre le pouvoir à Ottawa. La débarque monumentale subie par les néodémocrates forcera les membres du parti à réfléchir à la situation.

«Le verdict est clair, reconnaît M. Aubin. Il faut étudier pourquoi le message n'a pas passé et comment véhiculer les messages pour qu'ils soient mieux entendus. Quand on nous dit qu'on a été dépassé sur la gauche par le Parti libéral, j'ai de la difficulté à croire ça.»

M. Aubin rappelle la politique néodémocrate à propos de la participation financière des entreprises à l'assiette fiscale canadienne. Le NPD voulait augmenter le taux d'imposition des grandes entreprises pour dégager de nouvelles sources de revenus.

«Les libéraux n'oseraient pas aller là. On est un parti à gauche, mais la perception a été que les libéraux étaient plus à gauche au moment où ils ont annoncé qu'ils allaient faire des déficits, alors que le NPD présentait un budget équilibré. Cela a été perçu comme de l'austérité, alors qu'on n'a pas annoncé de hausse de taxes pour les citoyens.»

M. Aubin a conservé son siège à l'arraché, mais d'autres collègues du caucus néodémocrate ne peuvent en dire autant.

«On a perdu des piliers comme Megan Leslie dans Halifax et Peggy Nash en Ontario. Le groupe Les Bons Jack (le groupe de musiciens du NPD) a été décimé, je suis le seul à survivre», déplore M. Aubin, qui se réjouit d'autre part de voir le taux de participation à l'échelle nationale flirter avec les 70 %.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer