Le Québec de retour en force au gouvernement, se réjouit Trudeau

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En élisant de nombreux députés libéraux, le Québec vient de se réengager dans le Canada, s'est félicité Justin Trudeau dans son discours de victoire, lundi soir.

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En élisant de nombreux députés libéraux, le Québec vient de se réengager dans le Canada, s'est félicité Justin Trudeau dans son discours de victoire, lundi soir.

«À mes compatriotes québécois: ce soir, ensemble, nous avons choisi la voie de l'engagement», a lancé le chef du Parti libéral du Canada (PLC) devant une bonne foule rassemblée dans une salle de l'hôtel Reine Elizabeth, à Montréal.

«Nous avons choisi de se réengager dans une politique plus rassembleuse, plus positive. Nous avons choisi de se réengager dans la gouverne d'un pays pour qu'il reflète nos valeurs et nos ambitions», a ajouté M. Trudeau, déclenchant un tonnerre d'applaudissements.

Le leader a attribué le succès de ses troupes à la façon rassembleuse qu'ils ont préconisée pour faire de la politique. «Voici ce que la politique menée de façon positive peut faire», et penser que cette approche peut fonctionner n'est donc «pas un rêve naïf», a-t-il plaidé.

Le nouveau premier ministre du Canada - le 29e de l'histoire du pays - a réservé ses premiers remerciements à son épouse Sophie et à ses trois enfants.

«On embarque dans une nouvelle aventure ensemble, et je peux vous dire qu'il y aura des moments difficiles comme enfant de premier ministre, mais papa sera là pour vous», a-t-il lancé.

Le politicien âgé de 43 ans aura donc récupéré lundi soir les clés du 24, promenade Sussex, que son père Pierre Elliott Trudeau avait laissées derrière lui il y a une trentaine d'années.

Après dix années de purgatoire à Ottawa, le PLC effectue un retour en force au gouvernement fédéral. Le score est époustouflant pour une formation qui n'avait fait élire que 34 députés, dont sept au Québec, à l'élection de 2011.

Avec cette victoire, lechef libéral a réussi à prouver qu'une campagne positive pouvait fonctionner en politique, selon son conseiller Robert Asselin, qui avait participé aux campagnes de Paul Martin et de Michael Ignatieff avant de reprendre du service avec Justin Trudeau.

«La prémisse, depuis que (Stephen) Harper était là, c'était qu'il gagnait parce qu'il réussissait à définir et à attaquer ses adversaires. On n'a pas les résultats encore, mais j'espère que ça va démontrer que c'est le contraire», a-t-il soutenu en entrevue avec La Presse Canadienne en début de soirée.

Cet avis est partagé par Besmir Likaj, qui assistait à la soirée électorale des libéraux à Montréal. «Ça a été vraiment inspirant comme campagne, un peu comme la première que Barack Obama avait menée», analyse-t-il.

«Justin Trudeau a présenté, face au message de division et de 'wedge politics' des conservateurs, un message de rassemblement, de vision, d'avancement et d'avenir. C'est ce qui a pesé dans la balance», a suggéré le jeune homme âgé de 28 ans.

Amélie, qui avait songé appuyer le NPD mais qui a décidé de voter PLC de façon stratégique pour congédier Stephen Harper, ne s'attendait pas à une telle domination des troupes de Justin Trudeau - et tout compte fait, elle n'en demandait pas tant.

La promesse libérale de faire trois déficits consécutifs l'inquiète «un peu», et pour c'est l'une des raisons pour lesquelles elle aurait «vraiment» préféré l'élection d'un gouvernement libéral minoritaire sous surveillance.

La campagne du PLC a été émaillée d'un seul écueil majeur - l'éjection cette semaine du coprésident de la campagne nationale, Dan Gagnier, pour avoir fourni des conseils de lobbying au promoteur du projet d'oléoduc Énergie Est, TransCanada.

Mais il était manifestement trop tard pour renverser la vapeur.

Justin Trudeau a bouclé sa campagne avec une démonstration de force, attirant à chaque escale des centaines de sympathisants souvent euphoriques dans des salles de Halifax à Vancouver, en passant par Winnipeg, Edmonton ou encore Calgary.

«L'image que j'ai en tête, c'est le rassemblement d'hier (dimanche) à Calgary, la ville où on n'a pas gagné un siège depuis 1968. Il y avait des gens partout, l'énergie, la réponse que les gens donnent à cet homme-là (M. Trudeau) quand il parle, c'est assez incroyable», a plaidé Robert Asselin.

La candidate Michèle Audette, défaite dans la circonscription de Terrebonne - où elle avait été parachutée après avoir perdu la course à l'investiture dans Manicouagan - a préféré voir le bon côté des choses.

«On va avoir notre enquête nationale publique (sur les femmes autochtones disparues ou assassinées), on va s'assurer que les relations entre le fédéral et les Autochtones vont s'améliorer. Pour moi, ça, c'est une grande victoire», a-t-elle dit au rassemblement du PLC.

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