Dixième mandat pour Louis Plamondon

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Louis Plamondon vient d'obtenir un dixième mandat comme député bloquiste dans Bécancour-Nicolet-Saurel.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Sorel) Après avoir résisté à la vague orange de 2011, voilà que le député du Bloc québécois dans Bécancour-Nicolet-Saurel, Louis Plamondon, vient de réussir un nouvel exploit: conserver son siège pour un dixième mandat sur la scène fédérale. Élu la première fois en 1984 sous la bannière conservatrice, l'homme de 72 ans est donc resté imbattable.

«J'ai le Québec tatoué sur le coeur», a-t-il confié au Nouvelliste, quelques instants après avoir reçu la confirmation de sa réélection.

Selon lui, «les libéraux sont rentrés au bercail et le NPD les a perdus». «On souhaitait que les libéraux grugent le NPD. Notre but était de garder le même nombre de voix et notre vote était stable», a expliqué le doyen de la Chambre des communes qui, la dernière fois, avait récolté un taux de 38,3 %. La candidate néodémocrate, Krista Lalonde, l'avait alors suivi de près avec 35,6 %.

Pour ce scrutin, Louis Plamondon a effectivement vu ses plus proches rivaux se diviser les votes entre eux, soit Claude Carpentier, du Parti libéral du Canada, et Nicolas Tabah, du NPD.

«C'est un bel acte de confiance. Je suis très touché par cela», a ajouté celui qui a souligné l'efficacité de sa machine électorale.

Le politicien souverainiste est reconnu pour ne jamais ralentir la cadence. Sa force est dans son omniprésence aux quatre coins du comté, participant à une dizaine d'activités chaque fin de semaine. Et au cours de la campagne, il aura privilégié les arrêts dans des commerces et les présences à différentes activités publiques au traditionnel porte-à-porte.

«Ma motivation est toujours la même. J'aime servir mes citoyens. J'ai une satisfaction énorme», a-t-il fait savoir.

Interrogé à savoir comment il envisageait son travail face à un gouvernement libéral, le député bloquiste a avoué que ça allait être différent. «C'est un parti moins doctrinaire que les conservateurs, mais qui a une histoire plus difficile avec le Québec. Nous serons sur nos gardes», a-t-il prévenu.

Quand on lui demande quelle sera sa priorité pour son comté, 

M. Plamondon parle spontanément de la gestion de l'offre. «Avec un territoire agricole à 90 %, on doit régler le cas de l'agriculture», a-t-il indiqué.

Évidemment, pour M. Plamondon, la balance du pouvoir se serait avérée «très intéressante» étant donné les nombreuses victoires obtenues par le Bloc dans un pareil contexte. Quant au sort réservé à Gilles Duceppe, il dit souhaiter qu'il demeure chef même s'il devait ne pas être élu dans son comté.

«Je suis un passionné de la politique depuis l'âge de 15 ans. Et j'ai toujours pensé que le Québec avait les moyens d'être un État normal», avait déjà raconté ce fils de marchand de chevaux de Saint-Raymond de Portneuf.

Celui qui rêvait d'être politicien s'amena à Sorel en 1964 pour y exercer sa profession d'enseignant. Vingt ans plus tard, ses nombreuses implications communautaires faisaient de lui un candidat de choix pour le Parti progressiste-conservateur du Canada. Il se laissa tenter par le discours du chef Brian Mulroney. 

On connaît la suite... qui se poursuit aujourd'hui.

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