Gilles Duceppe de passage à Trois-Rivières

Le candidat dans Trois-Rivières, André Valois, le candidat... (Photo: Andréanne Lemire)

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Le candidat dans Trois-Rivières, André Valois, le candidat dans Berthier-Maskinongé, Yves Perron, et Louis Plamondon, candidat dans Nicolet-Bécancour-Saurel, accompagnaient leur chef Gilles Duceppe lors de son passage à Trois-Rivières dimanche.

Photo: Andréanne Lemire

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(Trois-Rivières) Lorsqu'il est passé par Trois-Rivières, avant le déclenchement de la campagne électorale fédérale, en juillet, le chef du Bloc québécois avait revêtu un survêtement de sport, un casque et, en compagnie de Pierre Karl Péladeau, avait chevauché son vélo de route.

Dimanche, dernier jour de campagne, une fine neige tombait du ciel aux portes du Cuisto Resto Lounge où une centaine de partisans s'étaient réunis pour applaudir leur chef.

Pour écrire un premier bilan de campagne nationale, Gilles Duceppe s'en remet aux journalistes qui, laisse-t-il tomber, ne manqueront pas de lui accorder un pointage final.

«Ce n'est pas à moi à donner des notes. Je suis très content de la campagne. J'ai fait le plus et le mieux possible», mentionne le chef bloquiste en point de presse.

Même si, en bout de piste, il reviendra finalement aux électeurs de noter le bulletin électoral du Bloc québécois, Louis Plamondon, lui, n'hésite pas à accorder un 100 % à celui qui est sorti de sa thébaïde publique, salon retiré et paisible, pour reprendre les rênes d'un parti qui affichait la mine la plus basse de son histoire. Rappelons que, défait dans sa circonscription de Laurier-Sainte-Marie en mai 2011, M. Duceppe est remonté dans le ring en juin dernier pour remplacer au pied levé son successeur, Mario Beaulieu, à qui on reprochait de ne pas avoir réussi à battre le rappel des troupes à quelques semaines des élections.

«Je ne vois pas ce que Gilles Duceppe aurait pu faire de plus. C'est lui qui a fait la différence. Il ne pouvait pas faire plus que ce qu'il a fait. Sa venue dans les comtés a été d'une motivation extraordinaire. La flamme était toujours là, mais il lui a donné du souffle. Quand j'étais seul et qu'on cherchait des candidats, en mai, en juin, ce n'était pas facile», se rappelle M. Plamondon.

«Je suis très heureux d'être revenu», renchérit M. Duceppe. «Quand on m'a proposé ça, j'ai pris le temps d'y réfléchir, entre autres en Mauricie», se souvient-il, en mentionnant avoir fixé sa décision quelque part sur la route entre Montréal et La Tuque. «Je suis arrivé à la décision que c'était la chose à faire. Je l'ai fait par conviction, c'était ma responsabilité, mon devoir. Je suis content d'avoir relevé le défi.»

«Le chef a fait une campagne magistrale. Il a été bon tout le long», s'exclame pour sa part le candidat dans Trois-Rivières, André Valois.

Dimanche, M. Duceppe s'est montré très satisfait de la campagne qu'il a menée aux quatre coins du Québec. Celui qui avoue «être sorti de sa retraite pour gagner» a profité des micros tendus pour demander aux Québécois la balance du pouvoir au sein d'un gouvernement qu'il prévoit minoritaire et «vraisemblablement libéral». Le 16 octobre dernier, à Gatineau, M. Duceppe n'avait pas voulu s'avancer sur l'identité du parti politique qui occuperait le plus de sièges à Ottawa.

Selon lui, le discours qu'il tient depuis 78 jours est «au diapason des Québécois et des Québécoises». L'une des notes qui aura résonné le plus durant cette campagne, et qui a participé à faire remonter le Bloc dans les sondages, est certainement celle de la burqa. Aux reproches formulés par la présidente de la Fédération des femmes du Québec, Mélanie Sarazin, lors de la Marche mondiale des femmes, qui déplorait que les politiciens voilaient les véritables enjeux liés aux femmes en mettant l'accent sur la burqa, M. Duceppe a répondu qu'une fois de plus, il n'en tenait qu'aux journalistes de mieux rendre compte des idées du parti.

«La plate-forme que l'on a mise de l'avant n'a pas été nécessairement reprise dans les médias. Ce n'est pas moi qui commente les nouvelles, ce n'est pas moi qui écris les journaux, c'est vous autres [les journalistes]». Quelques minutes plus tôt, M. Duceppe n'a cependant pas hésité à marteler sur le clou de la burqa, une déclaration accueillie par une salve d'applaudissements. «Nous, on est en harmonie avec le Québec [sur ce sujet], alors que les trois partis du bloc canadien sont en rupture avec le Québec», croit le chef bloquiste.

En résumé, M. Duceppe assure qu'il demeure, plus que jamais, «déterminé et enthousiasme [sic]». Un «enthousiasme» qui, néanmoins, ne l'amène pas à vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. «Il faut travailler jusqu'à la fin», lance-t-il.

Dans le restaurant, une centaine de personnes d'un certain âge s'étaient déplacées pour serrer la main de leur chef entre deux bouchées de rôtie. Lorsqu'on lui demande si le Bloc québécois a réussi, au cours de cette campagne, à attirer un public plus jeune, M. Duceppe n'hésite pas une minute. «Nous avons rencontré beaucoup de jeunes et plusieurs de nos candidats ont moins de 35 ans.» En effet, des 78 candidats portant les couleurs du Bloc québécois, plus d'une trentaine n'ont pas encore de cheveux blancs.

Après Trois-Rivières, dimanche, Gilles Duceppe s'est rendu à Sherbrooke, puis à Saint-Jean, avant de terminer sa course dans sa circonscription de Laurier-Sainte-Marie. «En 96 heures, on aura fait toutes les régions du Québec», note-t-il avant de remonter dans son autobus.

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