André Valois: l'homme de la cause

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La profiterole du Vincenzo qu'il aura tardé à entamer au cours de l'entrevue témoigne de sa facilité à se raconter. Tout en défilant son parcours sur les voies parallèles de la vie professionnelle et politique, André Valois semblait soudainement réaliser ce qui constitue la trame de fond de ses diverses expériences: «améliorer les conditions de vie de tout le monde».

Et évidemment, l'accession à la souveraineté du Québec n'échappe pas à cet objectif.

Cette passion pour l'indépendance remonte d'ailleurs à sa jeunesse. «Au lieu de lire du Bob Morane, je lisais du Chaput et du Bourgault», confie l'homme de 65 ans aux racines trifluviennes.

En effet, le candidat du Bloc québécois dans Trois-Rivières est né sur la rue Sainte-Julie. «Ma mère a pu se rendre à l'hôpital à pied», se plaît à souligner le benjamin d'une famille de trois enfants qui a perdu son père à l'âge de 13 ans.

Dès le départ, ses convictions souverainistes ont été davantage nourries par le constat d'inégalités économiques que par les questions de langue et de culture. «Je ne mettrai pas de côté l'identité, mais je vais privilégier l'argumentaire économique», fait-il savoir.

Et il y a toute l'autonomie décisionnelle du Québec qui attire celui qui fut l'un des premiers membres du Mouvement Souveraineté-Association de René Lévesque à la fin des années 60. «C'est comme pouvoir choisir la maison que je veux et la couleur des pièces», illustre M. Valois. Pas question pour lui que le Québec continue à se faire imposer des décisions par d'autres, «dans cette confédération devenue une fédération».

Parallèlement, après une brève incursion dans le domaine de l'architecture, la vie le mènera du côté des chiffres. Son expérience dans la comptabilité hôtelière l'amènera chez Arno Électrique, pour une carrière de 35 ans.

Pendant toutes ces années, le bénévolat aura fait partie de son quotidien et le comptable de métier aura souvent hérité des postes de trésorier comme, par exemple, au sein du conseil d'administration du Mouvement national des Québécois. Le tout aura débuté, faut-il s'en étonner, au sein de la Société Saint-Jean-Baptiste, avec l'organisation de la Fête nationale. «Il a toujours fallu que je sois occupé», admet celui qui, dans sa jeunesse, aura gravi les échelons du scoutisme.

Encore aujourd'hui, le retraité est membre du conseil d'administration de Fierté Mauricienne et il n'est toujours pas loin de la SSJB. Il était d'ailleurs à la tête de l'organisme régional lors de l'embauche de Paule Brunelle, qui devint par la suite députée bloquiste dans Trois-Rivières...

Ce fier Patriote n'est pas pour autant un porteur de drapeau. «Je ne suis pas excentrique. C'est avec des idées et une tête qu'on est capable de convaincre les gens», confie-t-il.

Au cours des dernières années, son implication bénévole dans le milieu se sera traduite par un rôle au Service d'accueil aux nouveaux arrivants. Et son arrivée s'est faite sous la présidence de nul autre qu'un autre ancien député bloquiste, Yves Rocheleau.

«C'était enrichissant pour moi de faire connaître à des réfugiés ce qu'est la vie ici au Québec», partage celui qui a même assumé la direction de l'organisme sur une base intérimaire.

Cette expérience le rend d'ailleurs sensible à la cause des migrants. «Ce serait facile pour M. Harper d'accélérer le processus d'accueil dans les limites de notre capacité de réception», croit M. Valois.

Encore là, c'est en faisant part de son passage au SANA de Trois-Rivières qu'il réalise à quel point il a cette volonté d'aider les autres et comment ce premier saut dans l'arène politique est motivé par «le mieux-être de mes concitoyens», avouera-t-il... avant de terminer sa profiterole.

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