Dominic Therrien: l'importance de servir

Dominic Therrien... (Photo: Olivier Croteau)

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Dominic Therrien

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Avocat spécialisé en droit d'immigration des affaires ayant oeuvré en Asie et installé à Vancouver depuis 2009, Dominic Therrien aurait pu continuer de bien gagner sa vie comme associé d'un grand cabinet de l'Ouest canadien. Mais la passion pour la politique l'a incité à plonger à Trois-Rivières en raison de l'appel de ses racines et de sa reconnaissance pour un milieu qui l'a profondément aidé à devenir ce qu'il est.

Les amateurs de baseball junior se souviennent de cet athlète ayant joué pour les Aigles en 1989 et 1990. Son passage au sein de l'équipe nationale junior durant les mêmes années font partie de ses faits d'arme, de même que d'avoir joué durant près de quatre saisons au sein de l'organisation des Braves d'Atlanta.

Un fait remontant à cette époque a d'ailleurs été déterminant dans la vie de ce natif du quartier Châteaudun, dans le secteur de Cap-de-la-Madeleine.

«J'ai été bien chanceux en 1991, quand j'ai signé chez les professionnels. Ma mère devait signer le contrat avec moi, car je n'étais pas majeur selon les lois américaines. Elle avait insisté auprès des Braves pour qu'ils me paient mon université en cas que ça ne marche pas au baseball. C'est ce qui m'a permis d'étudier la science politique à l'Université de Montréal!», lance joyeusement l'avocat de 43 ans.

Bachelier en sciences politiques, maître en sciences politiques de l'Université Paris-Sorbonne, Dominic Therrien a poussé ses études jusqu'en droit. Son amour de la politique l'incite maintenant à sauter dans l'aventure.

«Je me suis toujours intéressé à la politique, au phénomène du pouvoir. Je voulais savoir comment fonctionne notre système politique. Plus tard, l'influence des professeurs a été essentielle. J'ai eu des bons profs comme Alain Soulard au Collège Laflèche. À l'Université de Montréal, j'ai eu Stéphane Dion (député du Parti libéral du Canada) et Denis Monière (indépendantiste de longue date). Ils sont des passionnés de politique, des gens avec des horizons politiques différents. C'est ça que je trouvais fascinant.»

Le déclic s'est effectué par sa rencontre avec un comptable qui réalisait des contrats de vérification pour le gouvernement du Canada et différentes agences. Cet homme travaillait régulièrement dans des pays dangereux comme l'Irak et l'Afghanistan. En janvier 2014, il a été assassiné dans un restaurant de Kaboul, victime d'un attentat perpétré par un kamikaze.

«Ça a eu une grande influence sur moi. Cet homme, Martin Glazer, a fait le sacrifice ultime. Après ça, je me demandais comment je peux faire pour m'impliquer.»

Avec l'accord de son épouse, une Québécoise de la région de Beloeil, ce père de trois jeunes enfants a communiqué avec le Parti conservateur afin de proposer ses services tout en soulignant que le seul comté qu'il l'intéressait était celui de Trois-Rivières.

«On revenait assez régulièrement au Québec et je trouvais que Trois-Rivières n'est pas gâté en terme de représentants au fédéral. Trois-Rivières manque de voix fortes à Ottawa depuis très longtemps. Je veux aider les gens d'ici. J'ai des idées, des plans d'action concrets locaux pour Trois-Rivières. Le député est là pour suggérer des choses, travailler avec les citoyens. C'est ce qui m'a drivé.»

Le candidat conservateur assure que s'il est élu le 19 octobre, il abordera son mandat en ayant en tête l'importance du travail d'équipe. Sa carrière a été jalonnée par cette façon de faire et il veut appliquer la même recette avec les élus municipaux et provinciaux et les gens de tous les secteurs d'activités. C'est aussi parce qu'il se sent redevable envers la communauté de Trois-Rivières, en raison de l'enseignement reçu et de l'encadrement sportif offert par des entraîneurs et des bénévoles, qu'il veut servir ses concitoyens.

«Rien n'aurait été possible sans les gens de Trois-Rivières. C'est à mon tour de redonner à une région qui a été si bonne pour moi.»

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