«Je veux faire trembler la machine gouvernementale»

Le candidat du PLC dans Trois-Rivières, Yvon Boivin.... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le candidat du PLC dans Trois-Rivières, Yvon Boivin.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Il a fait trembler les politiciens pendant qu'il était président de la Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite. À cause de lui et de tous les propriétaires floués qui se tenaient derrière lui, Yvon Boivin avait en effet réalisé quelques tours de force en allant chercher notamment 30 millions $ d'aide et en forçant le gouvernement à modifier les plans de garantie de maisons neuves.

Originaire de Chicoutimi-Nord, Yvon Boivin est un «tireux de roches» pure laine, comme on appelle traditionnellement les gens de ce coin-là. Cette qualité de batailleur s'est bien avérée lorsqu'il a pris la défense des sinistrés de la pyrrhotite, entre 2010 et 2015, dont il fait lui-même partie.

Yvon Boivin veut maintenant se placer de l'autre côté de la clôture, dans la circonscription de Trois-Rivières, aux côtés de l'équipe libérale de Justin Trudeau. Si le mandat de député lui est confié par la population, il entend bien aller chercher l'aide financière refusée aux victimes par Ottawa.

Septième d'une famille de neuf enfants, Yvon Boivin se présente comme un homme qui a gravi les échelons à force de travail et de persévérance, des qualités qui lui ont été transmises par ses parents. «J'avais le goût du défi et de l'aventure. Tout petit, je me disais que je voulais réaliser de grandes choses dans ma vie», dit-il.

En 1983, il est diplômé de l'Université de Sherbrooke en informatique de gestion. Bien avant l'avènement d'Internet, il devient chargé de projet pour le développement de systèmes informatiques à l'Assemblée nationale pour les besoins des parlementaires et la gestion administrative. Il a contribué au dossier coriace de la refonte du Journal des débats au niveau de l'édition électronique.

Yvon Boivin a aussi réussi à faire une formation de MBA à raison d'un seul cours par session. Il lui aura fallu 10 ans de persévérance pour être diplômé.

«Entre-temps, je suis devenu secrétaire de la Commission des finances publiques», raconte-t-il, passant du monde de l'informatique à celui de la gestion. «J'étais en soutien aux élus» de tous les partis, dit-il.

Marié à une gynécologue-obstétricienne et père d'un jeune fils, Yvon Boivin a aussi oeuvré dans un rôle de conseil stratégique lors de la transformation de l'Institut de police de Nicolet en École nationale de police de Nicolet.

Le Trifluvien d'adoption a décidé de faire le saut en politique avec les libéraux lorsqu'il a constaté que le NPD n'offrait «que des gestes symboliques» aux victimes. «Il y a aussi l'inaction et le manque d'empathie des conservateurs», déplore-t-il alors que les libéraux, eux, promettent une aide bien concrète.

S'il est élu, Yvon Boivin ne fera plus trembler les politiciens. «Je veux faire trembler la machine gouvernementale», nuance-t-il, fort de ses réalisations passées. «Il y a des gens qui ne comprennent pas notre réalité dans cette machine-là», fait-il valoir.

Yvon Boivin reconnaît que la pyrrhotite est toutefois «un dossier parmi tant d'autres» pour un député fédéral. Il estime que la Mauricie est négligée depuis30 ans et se trouve dans une posture économique à peine meilleure que celle de la Gaspésie. «On est situé entre Montréal et Québec. Ce n'est pas normal», dit-il en promettant de s'attaquer à cette situation «avec du mordant comme j'en ai eu pour la réforme des plans de garantie et pour l'aide de 30 millions $ du provincial. Ils vont me trouver tannant», prévient le candidat libéral qui dit avoir notamment des idées pour mettre fin à l'inflation prohibitive du prix des réparations résidentielles.

Yvon Boivin souhaite aussi «faire reconnaître Trois-Rivières comme deuxième ville historique francophone au Canada», un projet qui aura des retombées économiques et financières puisqu'il attirera davantage le tourisme, croit-il. Le développement du port de Trois-Rivières et de l'aéroport lui tiennent particulièrement à coeur.

Yvon Boivin explique qu'il s'est rallié au Parti libéral parce qu'il sent que ce parti véhicule les mêmes valeurs que lui, soit «la volonté d'aider la classe moyenne, d'aider les plus démunis, les aînés et les jeunes», explique-t-il. Pour cela, l'austérité ne fait pas partie de l'équation, selon lui. «Quand ça va mal, le gouvernement doit investir», plaide-t-il.

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