Un référendum sur Plamondon

Habituellement, sa réélection ne fait aucun doute. Depuis sa première victoire... (Photo: Stéphane Lessard)

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Habituellement, sa réélection ne fait aucun doute. Depuis sa première victoire en 1984, sous la bannière conservatrice, Louis Plamondon se veut imbattable. Mais cette fois, dans un comté qui porte le nouveau nom de Bécancour-Nicolet-Saurel, l'obtention d'un dixième mandat est moins acquise, avec un Bloc québécois qui a perdu des plumes depuis 2011 et des adversaires qui ne lui font pas de quartier.

Lors du dernier scrutin fédéral, le vétéran à la Chambre des communes avait été l'un des rares survivants de la vague orange. Le 19 octobre 2015, il pourra toujours compter sur sa cote de popularité personnelle pour tenter de conserver son poste de député bloquiste. Et déjà, il peut remercier son chef Gilles Duceppe d'avoir remis sur les rails un parti qui était en déroute sous Mario Beaulieu.

Outre une nouvelle stratégie médiatique, le politicien continue de distribuer les poignées de main au fil des commerces qu'il croise sur son chemin, en plus de se présenter au plus grand nombre d'activités publiques. Une façon dorénavant plus efficace de rencontrer les gens que le porte-à-porte, avouera-t-il.

Malgré cet adversaire coriace, le cadet de la course, Nicolas Tabah, du NPD, aura pu mener une campagne avec le vent dans le dos. En effet, son parti est avantageusement positionné dans les comtés francophones au Québec, ce qui lui permet d'espérer une percée historique dans le pays de Louis... Entre autres, on aura vu l'ancien joueur de football se présenter à des réunions de MRC, histoire d'établir un lien avec les élus de la place pour éventuellement porter leur ballon...

Pour sa part, le candidat libéral Claude Carpentier termine ce marathon avec un chef qui peut aspirer à devenir le prochain premier ministre du Canada. Plus que jamais, cet ancien policier peut jouer la carte du pouvoir, ce qui permettrait, selon lui, de sortir enfin la circonscription de l'opposition... et de battre son ancien professeur.

Manifestement, malgré ses chances de réélection au pays, le Parti conservateur ne mise pas beaucoup sur Bécancour-Nicolet-Saurel. Non seulement Stephen Harper n'y a pas mis les pieds, malgré ses visites dans les environs, mais son candidat Yves Laberge y aura été parachuté au dernier moment, une deuxième expérience du genre dans son cas. Peu d'affiches et pas de local électoral pour ce sociologue de Québec.

Autre candidate de dernière minute, Corina Bastiani, du Parti vert, en aura impressionné plus d'un lors du débat organisé à Nicolet par la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec. La jeune femme ne manque pas d'idées pour le développement du comté. Ses tirs nourris à l'endroit du député sortant ont démontré à quel point elle n'a pas froid aux yeux. Dans la salle, on murmurait que n'importe quel parti souhaiterait pouvoir compter sur une telle candidate. 

Mais au-delà des politiques de chaque formation, l'exercice démocratique du 19 octobre prochain prendra inévitablement la forme d'un référendum sur Louis Plamondon. Reste à voir si la majorité lui accordera encore son oui...

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