Projet d'oléoduc dans Maskinongé: Yves Perron veut une réponse claire

Yves Perron pose avec fierté devant le panneau... (Photo: François Gervais Le Nouvelliste)

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Yves Perron pose avec fierté devant le panneau indiquant l'opposition du Bloc québécois au projet d'oléoduc.

Photo: François Gervais Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(MASKINONGÉ) «Je lance un appel à Ruth Ellen Brosseau pour avoir une réponse claire, car elle dit qu'elle s'oppose au projet d'oléoduc, alors que Tom Mulcair l'appuie. Ça prend une réponse claire de sa part.»

Yves Perron va droit au but lorsqu'il aborde le projet d'Énergie Est de construire un immense oléoduc qui traverserait notamment plusieurs municipalités du comté de Berthier-Maskinongé. Selon le candidat du Bloc québécois, qui refuse l'oléoduc, la position de sa rivale du NPD concernant ce projet mérite d'être précisée.

Dans de récentes déclarations dans des médias, Mme Brosseau affirme être contre le projet d'oléoduc, soulignant l'importance de protéger la planète. Cela va à l'encontre de la position officielle du Nouveau Parti démocratique, selon M. Perron.

«En juillet dernier, Mme Brosseau dit que son parti ne dira pas oui tant qu'on n'aura pas d'études environnementales. Mais elle dit que le pétrole circule déjà dans la région et elle est favorable. Dans l'Écho de Maskinongé du 18 septembre, elle dit qu'elle est contre. Si Mme Brosseau est contre (l'oléoduc), est-ce qu'elle va voter contre la ligne de parti en chambre?», s'interroge le candidat bloquiste dans Berthier-Maskinongé.

En juillet, Ruth Ellen Brosseau précisait que le NPD n'accepterait pas le projet d'oléoduc «sans un processus d'évaluation sévère et crédible, processus qui n'existe pas présentement». Elle ajoutait qu'un «gouvernement néodémocrate renforcerait le processus d'évaluation environnementale et le processus consultatif de l'Office national de l'énergie». Le fait que le pétrole circule déjà abondamment par trains et par bateaux est aussi souligné par la députée sortante.

Yves Perron rappelle que le Bloc québécois présente une opposition claire au passage de l'oléoduc. Les raisons pour bloquer ce projet ne manquent pas, selon lui.

«Le pétrole qui circulera dans l'oléoduc est pour l'exportation, pas pour alimenter le Québec. On nous dit que le projet sera sécuritaire, mais il circulera l'équivalent de 1,1 million de barils de pétrole par jour. C'est énorme. S'il y avait une fuite, ce serait catastrophique. Pour la sécurité, on repassera. Et il y a 29 traversées de cours d'eau de l'oléoduc qui sont à risque élevé d'érosion, de glissement de terrain. Au Bloc québécois, on dit non à ce projet.»

Pour marquer le coup, l'organisation du candidat Perron installera 24 panneaux à travers le comté qui précisent la position du Bloc québécois face au projet d'oléoduc.

«Ma position est claire»

Appelée à réagir à la déclaration d'Yves Perron, Ruth Ellen Brosseau a paru surprise par le questionnement de son adversaire.

«Ma position est claire. Dans le contexte actuel, nous sommes contre le projet. On a vu les conservateurs affaiblir les règles environnementales. À partir du 19 octobre, c'est le premier ministre qui va décider, car il aura les informations de l'Office national de l'Énergie. Mais si on est élu, on va revoir le processus de l'Office national de l'énergie. On aura aussi le processus de pollueur-payeur. Notre position n'a pas changé. Le projet actuel de TransCanada Énergie, de la façon qu'il est présenté et qu'il est évalué, ce n'est pas acceptable.»

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