Bureau de campagne de Ruth Ellen Brosseau

Une fête populaire pour pendre la crémaillère

La candidate néodémocrate dans Berthier-Maskinongé, Ruth Ellen Brosseau,... (Photo: Émilie O'Connor)

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La candidate néodémocrate dans Berthier-Maskinongé, Ruth Ellen Brosseau, a procédé à l'ouverture officielle de son bureau de campagne samedi à Louiseville.

Photo: Émilie O'Connor

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Louiseville) Non, ce n'était pas un rassemblement familial sur l'avenue Saint-Laurent à Louiseville, samedi. Ce n'était guère non plus une fête de quartier à laquelle étaient conviés les manants, malgré les jeux gonflables, le maquillage, les tours de magie, les hot dogs, les maïs, le fromage, la barbe à papa, un chansonnier au micro. Ni ceci, ni cela, mais plutôt l'inauguration officielle du bureau de campagne de Ruth Ellen Brosseau.

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Vedette politique de l'heure, la candidate néodémocrate, Ruth Ellen Brosseau, n'a pas hésité à signer plusieurs chandails aux couleurs de son parti.

Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste

Une centaine de personnes se sont ainsi rassemblées dans le stationnement adjacent au 321, avenue Saint-Laurent, à Louiseville, adresse d'un vaste local repeint en orage mur à mur. Sur toutes les lèvres, un seul nom, plutôt un seul prénom: Ruth. Vraisemblablement, la députée sortante qui, cette fois, fera campagne électorale, aura organisé un véritable petit happening au centre de la ville.

De candidate «poteau» en 2011 à vedette de l'heure dans son coin de pays, Mme Brosseau n'a pas hésité à signer plusieurs t-shirts aux couleurs de son parti, distribuant à gauche et à droite autant de poignées de main, de salutations et de sourires aux personnes qui en redemandaient. «Je t'aime», a justement, ou simplement écrit un partisan sur une grande affiche à l'effigie de la candidate et où les passants étaient encouragés à inscrire un mot.

«Joindre l'utile à l'agréable, c'est absolument extraordinaire», lance le député sortant de Trois-Rivières, Robert Aubin, en parlant de la formule non traditionnelle choisie par sa collègue pour pendre la crémaillère. «La fête, un trait de génie de Ruth», renchérit-il. D'autres candidats néodémocrates étaient également présents pour supporter celle que certains militants voient déjà assise sur le siège d'un ministère. Notons le candidat dans Bécancour-Nicolet-Saurel, Nicolas Tabah, son homologue dans Repentigny, Réjean Bellemare, Danielle Landreville dans Joliette et Jean-Yves Tremblay, nouvellement investi dans le comté de Saint-Maurice-Champlain.

Avec ses ongles peints en orange, son chandail coloré dans les mêmes teintes, manches retroussées, Mme Brosseau et son équipe souhaitaient mettre sur pied un grand rassemblement populaire, à l'instar des portes ouvertes organisées lors de l'inauguration son bureau parlementaire en juillet 2011. Pari réussi. «On voulait une ouverture qui rassemble les gens, on voulait faire quelque chose d'inclusif», mentionne Mme Brosseau. «Je voulais juste avoir du plaisir, comme dans une fête. On a toutes les raisons de célébrer. Ça fait un petit bout que notre bureau est prêt, mais on voulait inviter tout le monde un peu avant la rentrée scolaire, c'est important.»

Celle qui a développé à la dur une expérience politique sur les bancs du Parlement avant d'expérimenter l'arène d'une campagne électorale assure que son parti a le vent dans les voiles dans Berthier-Maskinongé. Un «tsunami» orange qu'elle appelle de ses voeux aux quatre points cardinaux de la région.

À l'image de la fête de samedi, Ruth Elle Brosseau compte faire de son bureau de campagne, situé à trois pas de son bureau de comté, un «lieu de rassemblement. On a beaucoup de bénévoles et on veut travailler avec les forces et les intérêts de chacun. On va passer les prochains 51 jours ici, alors il faut que ce soit agréable et accessible à tous», souligne la candidate avant de monter sur la scène aménagée à l'extérieur pour prononcer un discours sombre d'engagement mais non teinté d'humour. Derrière le tribun, une affichette où l'on peut lire «Sauvons la livraison à domicile», message adressé à Postes Canada.

«En 2011, je n'ai pas fais de campagne, je n'avais pas de pancarte, je ne parlais pas français [rire], ce n'est pas vrai, je parlais un peu français. Mais depuis le début, j'ai toujours travaillé fort pour défendre les intérêts des gens de Berthier-Maskinongé, des gens de la Mauricie et de Lanaudière», déclare Mme Brosseau, rapidement ensevelie sous les applaudissements. «J'ai eu l'occasion de défendre des dossiers sur l'agriculture. Je ne suis pas une fille qui a grandi sur une ferme, mais j'adore la bouffe.»

«Elle tire et elle attire», lance le militant Guy Hould. «Je la verrais bien comme ministre», renchérit-il avant de laisser le chansonnier reprendre son tour de chant en interprétant le célèbre succès de Cookie Dingler, Femme libérée: «Ne la laisse pas tomber, elle est si fragile, être une femme libérée, tu sais, ce n'est pas si facile...»

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