Aubin et Boivin: deux candidats, deux locaux, une date

Robert Aubin, candidat néodémocrate dans Trois-Rivières, a inauguré... (Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste)

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Robert Aubin, candidat néodémocrate dans Trois-Rivières, a inauguré son local de campagne mardi, sis au 5185, boulevard des Forges.

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Deux candidats qui pendent simultanément la crémaillère de leur quartier général, deux rassemblements, deux ambiances différentes dans une formule 5 à 7 organisée en même temps, voilà à quoi étaient conviés, mardi, les partisans libéraux et néodémocrates. En effet, Robert Aubin, candidat du NPD, et Yvon Boivin, candidat libéral, ont tous deux ouvert les portes de leur bureau de campagne, portes qui resteront ouvertes jusqu'au 19 octobre.

Yvon Boivin, candidat libéral dans Trois-Rivières, a inauguré... (Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste) - image 1.0

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Yvon Boivin, candidat libéral dans Trois-Rivières, a inauguré son local de campagne mardi, sis au 2505, boulevard des Récollets.

Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste

Dans le côté rouge, une soixantaine d'invités, dont le candidat dans Saint-Maurice-Champlain, François-Philippe Champagne. Sur les murs d'un grand local climatisé, des pancartes du chef Justin Trudeau côtoient celles d'Yvon Boivin. Aucun chaise, un ordinateur portable ouvert sur une table en retrait. Du premier étage, vue sur le boulevard des Récollets. Puis vers 18 h, le discours du candidat Boivin.

Dans le côté orange, une soixantaine d'invités également, dont la candidate dans Berthier-Maskinongé, Ruth Ellen Brosseau, et le candidat dans Bécancour-Nicolet-Saurel, Nicolas Tabah. Dans un petit local bondé, sans climatisation, des postes de téléphonistes avec une dizaine d'ordinateurs branchés, un buffet, des chaises, une présentation multimédia, un bénévole attitré à la distribution de pancartes partisanes. Du rez-de-chaussée, vue sur le boulevard des Forges. Puis vers 18 h 30, le discours du candidat Aubin.

Pour Yvon Boivin, «M. Aubin a voulu la mettre [l'ouverture de son local de campagne] en même temps que nous. C'est stratégique», estime-t-il. «Ça ne se peut pas un tel hasard. Nous, ça fait un bout de temps qu'on a convoqué nos gens.» Somme toute, à son avis, un QG électoral, c'est un «élément clé», un «site de regroupement», un endroit qui «symbolise l'esprit d'équipe» et où les gens se rencontrent, discutent, planifient leur stratégie. Pourquoi le boulevard des Récollets? «On a essayé d'être le plus central possible», note-t-il.

Pour Robert Aubin, nulle «stratégie» derrière cette plage horaire. «Notre date était annoncée il y a belle lurette. On ne va pas se tasser parce que [les libéraux] se sont annoncés. Il n'y a rien de stratégique.» Somme toute, à son avis, l'ouverture d'un local électoral, «c'est capital». Pourquoi sur le boulevard des Forges? «Pour être dans un lieu central», note-t-il.

Au menu commun des deux tribuns: la pyrrhotite. Si l'un défend la cause pour laquelle il s'est battu pendant des années, l'autre assure que son parti en a fait encore davantage. Comme une réponse au premier ministre Stephen Harper qui, lors de son passage à Trois-Rivières lundi dernier, n'a soufflé mot sur la question, tant Yvon Boivin que Robert Aubin ont tenu à revenir sur ce cancer du béton qui ronge Trois-Rivières.

«Je suis allé chercher 30 millions $ en programme d'aide [pour les victimes de la pyrrhotite], je n'étais pas député encore. Je suis allé chercher une réforme de plan de garantie, je n'étais pas député. J'ai été très courageux, je dénonçais des injustices, j'ai eu des menaces parce que je dérangeais», rappelle M. Boivin qui, dans un autre ordre d'idées, se réjouit de la venue à Trois-Rivières de Marc Garneau, le 21 septembre, dans le cadre d'une activité de financement à 150 $ le couvert.

«Il faut mettre les choses en perspective», renchérit Robert Aubin. «Je l'ai entendu de nombreuses fois cette ritournelle de M. Boivin. Je ne veux pas diminuer le travail qu'il a fait [...], mais la victoire de M. Boivin, c'est la victoire d'un porte-parole supporté par une équipe et par toute une population qui vit un drame incommensurable», suggère-t-il. «Une victoire absolument extraordinaire [pour le NPD], c'est le dossier de la pyrrhotite.»

olivier.gamelin@lenouvelliste.qc.ca

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