NPD dans Saint-Maurice - Champlain: un autre candidat écarté

C'est ce soir qu'on connaîtra l'identité de celui... (Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste)

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C'est ce soir qu'on connaîtra l'identité de celui ou de celle qui représentera le NPD dans Saint-Maurice-Champlain pour la prochaine élection fédérale. En attendant, ce sont des pancartes du chef Thomas Mulcair qui tapissent la circonscription.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(SHAWINIGAN) L'assemblée d'investiture du Nouveau parti démocratique dans la circonscription de Saint-Maurice-Champlain sera l'une des plus courues au Québec, mais elle se déroulera en l'absence d'un candidat qui aurait bien aimé que ses années de loyaux services soient enfin récompensées. En raison d'un «problème administratif», Claude Larocque a vu le parti refuser son dossier de candidature, en plus de rejeter sa demande d'appel.

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Claude Larocque avait représenté le NPD dans la circonscription de Saint-Maurice-Champlain en 2006.

Il ne manquera quand même pas d'action ce soir au Buffet Claude de Shawinigan, puisque cinq personnes se disputeront le droit de représenter le NPD à l'élection du 19 octobre. Il s'agit de Lynn Beaulieu, Denis Fortin, Jeany Lachance, Gilbert Leroux et Jean-Yves Tremblay.

Les militants choisiront celui ou celle qui pourra conserver la faveur populaire de l'électorat dans Saint-Maurice-Champlain. Car il faut rappeler qu'en 2011, la néodémocrate Lise St-Denis avait coiffé tous ses adversaires en récoltant 39 % des suffrages, dix points devant le bloquiste Jean-Yves Laforest. Huit mois plus tard, la députée décidait d'abandonner le NPD pour se joindre aux libéraux. Moins de 12 % des électeurs avaient pourtant voté pour le PLC dans Saint-Maurice-Champlain en mai 2011.

Avant cette élection historique, les néodémocrates étaient considérés comme une force négligeable dans la région, comme à peu près partout au Québec. En fait, depuis la fusion des comtés de Saint-Maurice et de Champlain en 2004, cette formation politique n'avait jamais obtenu 10 % des voix jusqu'à l'inoubliable vague orange.

Claude Larocque a fait partie des personnes qui ont osé mettre leur nom sur un bulletin de vote pour la forme, en 2006 dans son cas. Il avait récolté 3684 voix, permettant au NPD de recueillir 7,6 % des suffrages dans une période où le Bloc québécois était pratiquement considéré intouchable dans la région.

Le directeur des Services techniques à la Ville de Shawinigan est demeuré un sympathisant néodémocrate par la suite. Au cours des deux dernières années, il occupait la présidence de l'association du comté de Saint-Maurice-Champlain. D'ailleurs, son nom apparaît toujours comme responsable sur la page web du parti.

En juin, M. Larocque confirmait au NPD son intérêt pour faire la lutte à Sacki Carignan Deschamps (Bloc québécois), François-Philippe Champagne (Parti libéral) et Jacques Grenier (Parti conservateur).

À sa grande surprise, la réponse n'est arrivée que le 7 août, pour l'aviser que le NPD ne retenait pas sa candidature. La décision a été maintenue en appel.

Joint mardi, Marc-André Viau, directeur adjoint des relations médias pour le NPD, n'a pas voulu élaborer sur les raisons qui expliquent cette étonnante décision envers un militant qui a dépanné le parti pendant sa traversée du désert.

«Le processus d'évaluation des candidatures au NPD est sujet à une clause de confidentialité mutuellement convenue entre le candidat potentiel et le parti», émet M. Viau dans un courriel. «Monsieur Larocque a lui-même accepté ce processus par écrit, au moment de poser sa candidature. La candidature de monsieur Larocque ainsi que son appel de la décision ont tous les deux dûment été évalués et rejetés.»

De son côté, Claude Larocque ne tient pas à faire tout un plat avec son histoire. Il résume l'imbroglio à un «problème administratif» dont il ne souhaite pas révéler la teneur sur la place publique. Il ne peut toutefois cacher une vive déception devant la tournure des événements.

«Oui, je suis déçu que ma candidature n'ait pas été retenue pour des raisons administratives», reconnaît-il. «Je n'aurais pas haï qu'ils prennent en considération le fait que j'étais présent depuis un certain temps.»

Au début du mois, Dominique Trottier, ex-journaliste à TVA, avait vigoureusement dénoncé le processus de sélection des candidats du NPD dans nos pages. Il souhaitait également se présenter dans Saint-Maurice-Champlain, mais le parti lui a refusé ce privilège en raison de gestes de harcèlement posés en 2012, même si la Cour du Québec lui avait accordé une absolution en 2014.

guy.veillette@lenouvelliste.qc.ca

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