«Les gens de Trois-Rivières sont plus conservateurs qu'ils ne pensent»

Dominic Therrien, candidat conservateur dans Trois-Rivières, a procédé... (Photo: Andréanne Lemire Le Nouvelliste)

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Dominic Therrien, candidat conservateur dans Trois-Rivières, a procédé à l'ouverture de son local électoral jeudi. On le voit en compagnie de Michel Lavergne (gauche) et Michel Bédard (centre).

Photo: Andréanne Lemire Le Nouvelliste

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Cela fait plus de 20 ans que Trois-Rivières n'a pas eu de député conservateur. Cela ne semblait nullement inquiéter Dominic Therrien, le candidat conservateur dans la circonscription de Trois-Rivières, alors qu'il inaugurait son local électoral jeudi. Même s'il est conscient du travail à accomplir, la confiance règne à onze semaines du scrutin.

Il faisait chaud dans le petit local de la rue Badeaux au centre-ville où plus d'une centaine de personnes étaient massées. Peut-être est-ce cette chaleur qui a permis au candidat conservateur de prononcer un discours enflammé face à une foule conquise d'avance. «On s'embarque dans toute une aventure politique. On va en avoir besoin [d'énergie]. Ça va être une longue campagne», concède Dominic Therrien.

Les conservateurs avaient obtenu 12 % des voix à Trois-Rivières au dernier scrutin en 2011. Beaucoup de travail reste donc à faire selon le candidat conservateur, mais celui-ci garde le cap sur l'objectif: s'emparer du siège dans la circonscription. «On a du travail à faire, il faut l'avouer», reconnaît-il. «Il y a une raison pourquoi les conservateurs n'ont pas gagné. Les raisons pour lesquelles les gens de Trois-Rivières n'ont pas voté [pour le Parti conservateur], je ne le sais pas. Et il faut s'attaquer à ça. La formule que j'ai choisie, c'est d'aller vers les gens, expliquer les positions du parti».

«Ça va être une campagne de travail. Il va falloir travailler une poignée de main à la fois, un discours à la fois, une conversation à la fois. Personne ne va nous faire de cadeau», admet-il. «On va travailler fort pour ramener Trois-Rivières à la table des décideurs à Ottawa. C'est ça qui a manqué à Trois-Rivières depuis les 22 dernières années».

Cette longue campagne pourrait d'ailleurs lui permettre d'arriver à ses fins. «Je suis content qu'on ait une longue campagne électorale. Ça donne le temps de rencontrer les gens, de les écouter».

«Je pense que les gens de Trois-Rivières sont plus conservateurs qu'ils ne pensent», avance le candidat. «Il y a plusieurs prises de position qui sont excessivement populaires à Trois-Rivières, notamment en matière de crimes graves, de peines de prison plus graves. Les gens de Trois-Rivières, la question du niqab, je pense qu'il n'y a pas grand monde qui sont pour le port du niqab dans une cérémonie de citoyenneté», constate-t-il. «Je pense que les gens de Trois-Rivières sont très contents de la philosophie économique de mon parti».

Les première pancartes électorales arborant le visage de M. Therrien ont été apposées mardi soir. Elles viennent rejoindre celles de Thomas Mulcair installées il y a quelques jours.

Le dernier conservateur élu dans Trois-Rivières, Pierre H. Vincent, était présent jeudi soir. Il a été député de 1984 à 1993.

laurie.noreau@lenouvelliste.qc.ca

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