La bloquiste Sacki Carignan souhaite des débats d'idées

La candidate du Bloc québécois dans Saint-Maurice-Champlain, Sacki... (Photo: Andréanne Lemire Le Nouvelliste)

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La candidate du Bloc québécois dans Saint-Maurice-Champlain, Sacki Carignan Deschamps, a officiellement lancé sa campagne mercredi. On la voit ici avec son père, Robert Deschamps.

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Jonathan Cyrenne
Le Nouvelliste

(SHAWINIGAN) La campagne électorale est bel et bien amorcée pour la bloquiste Sacki Carignan Deschamps. Celle qui souhaite devenir députée de Saint-Maurice-Champlain a inauguré, mercredi, son local électoral sur la 6e Avenue à Grand-Mère. La politicienne, enceinte d'un deuxième enfant, espère que plusieurs idées feront l'objet de débats intéressants au cours des prochaines semaines.

«Je suis prête, ça fait plusieurs semaines qu'on travaille à monter notre équipe. On a contacté plusieurs personnes, la réaction est bonne sur le terrain. Les pancartes sont en impression, elles seront installées prochainement», affirme l'aspirante députée.

Cette dernière souhaite mettre à l'avant-plan les discussions entourant l'agriculture, l'autosuffisance alimentaire et la gestion de l'offre. «Je crois qu'on doit garder le contrôle de l'agriculture. Ouvrir les frontières aux produits laitiers étrangers, c'est grave. Nous avons le meilleur lait au monde, à mon avis. On doit le préserver. On va se mettre à boire du lait pas cher qui proviendra des États-Unis, mais la qualité n'y sera pas.»

Mme Carignan-Deschamps ne cache pas qu'elle a toujours vécu dans un univers politisé puisque son père est l'ancien député adéquiste dans Saint-Maurice, Robert Deschamps. Ce dernier s'est engagé dans la campagne électorale de sa fille. Il agira à titre de conseiller aux communications. La politicienne estime qu'elle est là pour la victoire et qu'elle n'agira pas comme une candidate fantôme.

«Je fais de la politique par conviction. J'aurais pu me présenter pour le NPD dans Berthier-Maskinongé, en 2011. J'ai décliné l'offre parce que j'ai une vision de décentralisation des pouvoirs. Malgré une certaine sympathie avec le NPD, je ne crois pas à leur vision centralisatrice. Chaque province canadienne a droit à sa propre couleur. Quand on arrive avec des projets porteurs au Québec, on se bute à des obstacles au fédéral. Je crois que nous devons mieux gérer cela et il y a des façons de le faire. Je veux faire une campagne d'idées, j'espère qu'on débattra et qu'on ne tombera pas dans la mauvaise politique», ajoute la bloquiste.

Cette dernière est persuadée qu'elle sera en mesure de représenter adéquatement les citoyens de Saint-Maurice-Champlain, et ce, même si elle attend un enfant pour la fin du mois de février. «Les gens me disent que je n'ai pas à avoir peur de la réaction de la population. J'espère que les gens ne se demanderont pas si c'est possible être une jeune mère et une députée, c'est certain que je suis capable. Je me dis que nous sommes en 2015, on doit être assez ouvert pour accepter ce genre de chose. La question a tout de même été soulevée dans certains médias», mentionne la politicienne.

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