Les maires dressent leur liste d'épicerie

La maire de Trois-Rivières Yves Lévesque.... (Photo: François Gervais Le Nouvelliste)

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La maire de Trois-Rivières Yves Lévesque.

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(TROIS-RIVIÈRES) Mode de financement des grands événements, soutien au développement économique, emploi, financement des infrastructures ainsi que l'avenir du lac Saint-Pierre, du service de distribution de Postes Canada et du programme de gestion de l'offre sont les enjeux qui préoccupent les maires des municipalités les plus importantes de la région, en ce deuxième jour de la longue campagne électorale fédérale.

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Le maire de Nicolet Alain Drouin.

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Le maire de Bécancour Jean-Guy Dubois.

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Les maires de Trois-Rivières et de Saint-Tite, Yves Lévesque et André Léveillé, soutiennent que le gouvernement fédéral doit revoir ses modes de répartition du financement des grands événements afin de soutenir davantage les rendez-vous touristiques de la région, comme le GP3R et le Festival western de Saint-Tite.

«Le gouvernement a des programmes, mais il devrait être capable de les modifier en fonction des particularités de chaque région. Présentement, ce n'est pas équitable. Nous sommes traités de la même façon que les grands centres urbains. Et nous avons des désavantages. Le GP3R est un événement international, mais n'a pas autant d'argent que le Grand Prix de Montréal», affirme Yves Lévesque.

«Le provincial et le fédéral mettent beaucoup d'argent dans le Grand Prix de Montréal, alors qu'on sait que ça sert surtout à enrichir Bernie Ecclestone sur le dos des contribuables. Nous n'avons pas en région autant d'entreprises et de sièges sociaux qui peuvent commanditer les événements. Le GP3R a 200 000 $ en financement alors que celui de Montréal en reçoit six millions.»

Yves Lévesque affirme que les retombées économiques favorisent, avec la TVQ et la TPS, davantage les gouvernements fédéral et provincial.

De plus, le maire de Saint-Tite souhaite que les candidats aux élections parlent d'économie lors des onze semaines de campagne. «L'économie est drôlement importante. C'est la priorité. Les élus doivent aider les municipalités qui veulent favoriser le secteur industriel», indique le maire.

Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, estime pour sa part que les programmes de financements de Développement économique Canada (DEC) ont des critères souvent difficiles à remplir. Il indique que les entreprises doivent adapter leurs projets en fonction des critères de financement, plutôt, dit-il, que d'ajuster les critères aux projets. Cette position est partagée par le maire de Trois-Rivières.

À l'instar de Trois-Rivières, l'imposant dossier de la pyrrhotite est une préoccupation pour Bécancour. Si la cité de Laviolette est la ville de loin la plus touchée, sa voisine de la rive sud a une trentaine de résidences unifamiliales et multifamiliales affectées par ce vice de construction. Depuis des années, les victimes de la pyrrhotite demandent, en vain, de l'aide de la part du fédéral.

Dans un autre ordre d'idées, Trois-Rivières aimerait régler le dossier du hangar numéro 1, afin de faire le lien entre le parc portuaire et le site de Trois-Rivières sur Saint-Laurent, ainsi que celui du financement des travaux de rénovation du pavillon de l'agriculture sur le site de l'Exposition, qui pourraient être financés par un programme d'infrastructures.

Louiseville aimerait également réaliser des travaux d'infrastructures. Le maire de la municipalité, Yvon Deshaies, soutient que près de 400 résidences ne sont pas reliées au réseau d'égout. Sans l'aide d'un programme fédéral, raccorder plusieurs de ces résidences serait impossible.

Le maire de Bécancour affirme de plus que ses citoyens, dont plusieurs résident dans des secteurs ruraux et agricoles, sont préoccupés par l'abolition du service de distribution du courrier à domicile ainsi que par l'avenir du programme de gestion de l'offre. «Nous considérons que les postes sont un service essentiel. On ne doit surtout pas éloigner, fermer ou amoindrir ce service», soutient Jean-Guy Dubois.

Ville en bordure du lac Saint-Pierre, Nicolet a sur son territoire un secteur appartenant au fédéral, soit celui occupé par le Centre d'essais et d'expérimentation en munition de la Défense nationale. Le maire de Nicolet, Alain Drouin, rappelle que sa municipalité aimerait récupérer l'île Moras située dans ce périmètre. «L'île Moras a été très importante dans le développement de Nicolet. C'est là que les premiers colons se sont établis», affirme le maire Drouin en qualifiant l'île de joyau naturel.

Plus largement, Nicolet se dit préoccupée par l'avenir du lac Saint-Pierre. «La voie maritime du Saint-Laurent est de compétence fédérale. Le jour où on va creuser le chenal pour permettre une navigation commerciale plus importante, les risques sont importants. L'eau du lac va aller dans le trou et le reste sera des marécages», s'inquiète M. Drouin en ajoutant que sa municipalité aimerait récupérer le quai fédéral de Port Saint-François qui est en mauvais état.

Actuellement en vacances, les maires de Shawinigan et de La Tuque, Michel Angers et Normand Beaudoin, ne pouvaient hier accorder d'entrevues afin de définir les préoccupations de leur municipalité respective.

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