Synapse veut connaître son empreinte environnementale

Luc Gélinas, président de Synapse électronique, démontre un... (Sylvain Mayer)

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Luc Gélinas, président de Synapse électronique, démontre un souci pour la qualité de vie de ses employés avec l'aménagement d'une salle de visionnement, d'appareils d'entraînement et d'un mur végétal.

Sylvain Mayer

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Pour la première fois de son existence cette année, Synapse électronique réussira à dégager un léger bénéfice de son obsession du recyclage de tous les matériaux qui entrent dans la fabrication de ses appareils de contrôle et de tous les types de protocoles sans fil. Le président, Luc Gélinas, compte utiliser cet argent pour planter des arbres afin d'effacer, autant que possible, l'empreinte environnementale laissée par l'exploitation de son entreprise de la 7e Avenue, dans le secteur Grand-Mère.

L'homme d'affaires retire beaucoup de fierté de cette philosophie d'entreprise. En 2016, il confiera un mandat à une firme externe pour mesurer précisément la quantité de gaz à effet de serre provoquée par l'exploitation de Synapse. Le résultat lui donnera une idée des mesures à adopter pour contrebalancer cet effet.

Il ne s'agit pas ici d'une multinationale aux processus de fabrication polluants, mais d'une PME d'une soixantaine d'employés qui souhaite simplement faire sa part.

«Nous avons toujours récupéré nos produits à 100 %; ça a toujours été une priorité», explique M. Gélinas. Cette obsession a entraîné des coûts à l'entreprise, mais pas cette année.

«En 2015, c'est la première fois que la récupération est rentable chez nous», lance fièrement le dirigeant. «Avant, nous n'avions pas la masse critique. Cette année, ça va nous rapporter environ 2000 $. Nous allons réinvestir ce montant en plantant des arbres, pour que notre empreinte environnementale s'approche de 0.»

Cette préoccupation n'empêche pas Synapse électronique de connaître une croissance soutenue. M. Gélinas s'attend à doubler encore son chiffre d'affaires au cours des cinq prochaines années, en raison de diverses innovations qui devraient être annoncées au début de 2016. L'entreprise compte une quarantaine d'employés de moins qu'en 2012, mais l'automatisation et les gains d'efficacité lui ont permis d'améliorer son rythme de production.

Faire la différence

Synapse électronique occupe maintenant près de 4500 mètres carrés dans son immeuble, une ancienne usine de textile. M. Gélinas souligne qu'il possède encore amplement d'espace pour augmenter sa production, de sorte que les défis de croissance se trouvent ailleurs.

Comme toutes les PME dans le domaine, le recrutement de la main-d'oeuvre représente un enjeu. Dans cet esprit, Synapse a investi environ 30 000 $ cette année pour proposer des éléments distinctifs à son entreprise, comme l'aménagement d'une salle de visionnement, d'un gymnase et d'un... mur végétal!

«Il y a trois ans, j'ai décidé de me mettre à la course à pied», explique M. Gélinas. «Mais je me suis rendu compte que j'étais trop souvent au bureau, que je n'avais pas autant de temps que je l'aurais cru. Nous avons fait un sondage, à l'interne, pour voir si d'autres personnes vivaient ces contraintes et on s'est rendu compte que c'était le cas pour plusieurs d'entre elles!»

La salle de débarras a donc cédé le plancher aux vélos stationnaires, au tapis roulant et aux appareils elliptiques, entre autres. Une douche a également été aménagée. Tant qu'à y être, une petite salle de projection a été conçue à l'autre extrémité de la salle, très utile pour des séances de formation.

«On se donne un milieu de vie agréable», résume M. Gélinas. «Nous avons besoin de professionnels, alors on veut être sexy pour les attirer!»

Le fondateur de l'entreprise assure qu'il avait cette vision depuis le début de ses activités, en 2002. «Mais à ce moment, nous n'avions pas les moyens, ni le temps de faire ça. Là, on l'a pris! Nous ne voulions pas non plus faire une salle modeste. On voulait de la qualité. Souvent, on pense que ce genre de choses n'est pas accessible à des PME. Il s'agit d'en faire une priorité.»

Et le mur végétal? Fraîchement construit, il sera décoré de fines herbes l'an prochain. Les employés pourront donc cueillir leur basilic, leur persil ou leur thym avant de quitter pour le souper!

«Tout est une question de choix», résume M. Gélinas. «Combien ça coûte d'avoir du bon personnel, des employés en santé? J'en ai qui sont là depuis le début. Je suis honoré que des gens travaillent pour moi 40 heures par semaine et j'essaie de leur donner une qualité de vie.»

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