De nombreux défis pour Électro Mauricie

Électro Mauricie se met en marche à Shawinigan.... (Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste)

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Électro Mauricie se met en marche à Shawinigan. De gauche à droite, on reconnaît Laurent Richard (commissaire industriel au CLD), Luc Gélinas (représentant du regroupement) et Michel Angers (maire).

Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le regroupement des entreprises en électronique et en électromécanique qui germait depuis 2009 à Shawinigan s'est finalement structuré au cours de la dernière année. Le fruit de ce travail a été présenté lors d'une conférence d'information au Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins, mardi matin.

Électro Mauricie regroupe ainsi 17 entreprises qui pourront partager leurs expertises et surtout, plancher ensemble sur les défis à relever dans leur domaine.

Ceux-ci portent principalement sur la formation, le recrutement, la reconnaissance et la commercialisation des produits, résume Luc Gélinas, directeur général de Synapse électronique et représentant du regroupement.

«Très peu de gens connaissent l'importance de l'électronique et de l'électromécanique en Mauricie», soulève-t-il. «J'ai un fournisseur de Montréal qui nous surnomme la petite Silicon Valley du Québec !»

En fait, les 17 entreprises de ce regroupement emploient actuellement un millier de personnes dans la région. «La majorité de ces postes n'existaient même pas il y a quinze ans», fait remarquer M. Gélinas. «De plus, pratiquement toutes ces entreprises sont en recrutement de personnel.»

En 2009, les premiers balbutiements de ce regroupement s'étaient manifestés. À ce moment, les entrepreneurs craignaient le transfert du programme Technologie de l'électronique (spécialisation en télécommunications) du Collège Shawinigan au Cégep de Trois-Rivières, en raison d'un manque d'inscriptions. Leur mobilisation n'a pas empêché l'inévitable dès 2010, mais le besoin de s'attaquer à des enjeux communs demeurait pertinent.

«Nous étions pris dans une conjoncture d'entrepreneurs», explique M. Gélinas. «Il nous manquait une ressource commune pour que le regroupement prenne vraiment forme.»

Depuis un peu plus d'un an, le Centre local de développement de Shawinigan a joué un rôle déterminant pour franchir ce dernier pas. Au moment où l'avenir des CLD est carrément remis en question par le gouvernement du Québec, cet exemple de collaboration a été particulièrement souligné par le maire, Michel Angers.

«Laurent Richard (commissaire industriel au CLD) a été la bougie d'allumage pour rassembler des gens dans un domaine où ils ont déjà passablement de travail», glisse-t-il.

Électro Mauricie est composée de membres comme Synapse électronique, HDI technologies ou Kongsberg Automotive, pour qui le développement des composantes électroniques représente le pain et le beurre. Mais on y retrouve aussi des Zedbed, des Nirvana ou des Bionest, qui utilisent la haute technologie pour perfectionner leurs innovations.

«Ce que nous avons en commun, c'est l'intelligence des produits», résume M. Gélinas.

Pour le moment, Électro Mauricie est basé au Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins et M. Richard en assume la coordination. Il n'est toutefois pas exclu qu'éventuellement, une personne soit embauchée à temps plein pour s'occuper de ce regroupement.

Même défi

Encore aujourd'hui, la formation demeure une grande préoccupation pour ce regroupement. Le programme offert au Cégep de Trois-Rivières comble les attentes, mais il faudrait encore plus d'inscriptions. L'élaboration d'une Attestation d'études collégiales pour répondre aux besoins plus pointus du regroupement est actuellement envisagée pour 2015-2016.

Bon an mal an, une centaine de jeunes étudient en Technologie de l'électronique. Un nombre comparable de jeunes poussent leur passion jusqu'au baccalauréat du département des génies électrique et informatique de l'Université du Québec à Trois-Rivières. Une cinquantaine d'entre eux se rendront à la maîtrise ou au doctorat.

Dans un cas comme dans l'autre, les femmes démontrent très peu d'intérêt envers ce domaine d'avenir, ce qui ajoute au défi de recrutement pour les employeurs. «Nous travaillons avec les écoles secondaires pour qu'elles s'attaquent aux sciences», témoigne Daniel Massicotte, professeur au département des génies électrique et informatique à l'UQTR. «Elles semblent très intéressées, mais arrivées au cégep, elles empruntent davantage le côté de la santé.»

«Souvent, les filles choisissent le génie électrique parce que leur père a travaillé là-dedans», observe Hugues Paquin, coordonnateur au département des technologies du génie électrique au Cégep de Trois-Rivières. «D'emblée, ce n'est pas naturel pour elles parce que c'est très abstrait. Pourtant, les filles que nous avons en génie battent les gars à plates coutures ! Le problème, ce n'est pas le cerveau, mais l'intérêt.»

M. Paquin ajoute que pour les jeunes, les salaires offerts sont devenus très compétitifs dès leur entrée au marché du travail. Par exemple, en électronique industrielle, le taux horaire débute à 23 $.

«Les salaires en hausse sont une indication que les entreprises sont conscientes qu'elles doivent offrir plus pour avoir de la main-d'oeuvre», souligne-t-il.

Synapse électronique

> Excelpro

> HDI Technologies

> Elmec

> Kongsberg Automotive

> Sigmaco

> Novo

> Bionest

> Éco Route

> Zedbed

> Comaintel

> Movex Innovation

> Vision Solaire

> Nirvana

> Groupe CLR

> Ambra Solutions

> AddÉnergie

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