Quand la santé passe par La Tuque

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Michel Delamarre

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Québec) On pourrait difficilement trouver meilleure personne pour occuper un poste de sous-ministre adjoint à la Santé. Car non seulement Michel Delamarre affiche-t-il une feuille de route impressionnante dans ce domaine, mais le petit gars de Québec a le profil de l'emploi avec une condition physique exemplaire.

Il faut dire que ce haut fonctionnaire de 47 ans est le petit-fils de Victor Delamarre, un homme fort du Québec. Et même son père, Richard, né à Lac Bouchette, faisait de la lutte professionnelle quand il ne travaillait pas comme policier.

D'ailleurs, Michel Delamarre était déjà «très sportif» durant ses années scolaires, que ce soit au hockey ou au baseball, et «peu tourné vers les études».

Ce qui n'empêchera pas le fils de Rolande Bilodeau de s'y mettre plus sérieusement lors de sa formation collégiale en sciences humaines «avec maths». Et le cadet d'une famille de deux enfants se laissera finalement attirer par le monde des relations industrielles, d'où son baccalauréat en pareille matière à l'Université Laval et, ensuite, sa maîtrise à l'Université de Montréal.

«J'aime le côté gestion, la dynamique des relations avec les employés», explique-t-il.

Durant ses études, Michel Delamarre aura travaillé à l'hôpital Christ-Roi de Québec. Sans le savoir à cette époque, cette expérience le prédestinait à une belle carrière dans le réseau de la santé. Et son premier emploi, il l'aura décroché à La Tuque, en 1987, via une annonce dans le journal.

«Il fallait que je regarde où c'était», admet celui qui allait alors devenir le directeur des ressouces humaines de l'établissement de soins de santé et de services sociaux de l'endroit.

Et son adaptation aura été facilitée par des membres de la direction, Jacques Veillette et Jean-Marc Poulin, qui l'ont vite intégré au Club Optimiste. Nul doute que la greffe aura été réussie, considérant que le nouveau venu est même devenu président de l'organisme en plus d'être à la tête de l'organisation du célèbre Festival de chasse.

Outre la poursuite du hockey, le Latuquois d'adoption profitera de la proximité du centre de ski pour se lancer sur les pentes en plus de découvrir la pêche, devenant «membre du Wayagamac». Mais avec les Jacques Émond et Jim Dougherty, ce sera la découverte du vélo et de la course à pied.

«Ce fut relativement facile de se faire des amis et j'ai été impliqué pas mal», affirme-t-il, même si ses fonctions au Centre de santé et de services sociaux de la Saint-Maurice et à l'hôpital de La Tuque n'ont jamais cessé de prendre de l'ampleur. Ce fut d'ailleurs la période du processus de fusion entre le centre hospitalier, le CLSC et le CSHLD.

«C'était des bonnes années à La Tuque car on embauchait à l'hôpital une centaine d'étudiants en 1987 alors que c'était zéro quand j'ai quitté en 1997», a-t-il souligné.

Celui-ci aura donc passé dix ans dans la région du Haut-Saint-Maurice alors qu'au départ, il s'agissait d'un remplacement d'une année.

«Je n'ai jamais cherché à quitter La Tuque pour partir de La Tuque. Tant qu'il y a eu des opportunités, je suis resté pour les gens, le plein air, le sport. Ce fut un bon moment dans ma carrière professionnelle. Pourtant, j'aurais pu partir quatre fois par année. Mais j'avais un réseau d'amis, du fun et une qualité de vie sociale», se rappelle-t-il.

C'est pour une fonction de directeur général, au Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de la MRC de Maskinongé, qu'il décide finalement de plier bagage, avec une conjointe latuquoise, Annie Pilon, et deux enfants, Charles et Camille, maintenant âgés respectivement de 16 et 14 ans.

Si sa décision coïncidait avec l'intégration des trois missions, pour devenir le Carrefour de santé et services sociaux de la Saint-Maurice, il aura répété l'expérience d'une démarche de regroupement à Louiseville.

À partir de 2001, il passera cinq ans à Victoriaville, à la direction générale du CSSS d'Arthabaska-et-de-l'Érable, contribuant encore là à une fusion, et trois ans à la barre de l'hôpital Laval, après un court passage au CSSS de Laval, dans la région de Montréal.

Depuis février 2009, Michel Delamarre est sous-ministre adjoint au ministère de la Santé et des Services sociaux. Au fond, une sorte de vice-président, ressources humaines, d'une grande société de 300 000 salariés, avec des interfaces d'ordre politique et corporatif.

Sa conjointe est aujourd'hui chef de programme 0-5 ans au CSSS de la Vieille Capitale. Et toute la petite famille est pleinement dans le sport, le paternel se dirigeant même vers le marathon et le triathlon.

Que ce soit au plan personnel ou professionnel, pour Michel Delamarre, la voie de la santé sera définitivement passée par La Tuque...

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