Investissement de 531 000 $ à la Société Laurentide

Devant la nouvelle machine de dosage Novaflow, on... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Devant la nouvelle machine de dosage Novaflow, on retrouve les ministres Julie Boulet et François-Philippe Champagne, le député Pierre Giguère, la directrice générale de la Division Laurentide Peintures Industrielles, Isabelle Gélinas, et le président de Société Laurentide, André Buisson.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) «Les espèces qui survivent sont celles qui s'adaptent le mieux au changement.» En citant Charles Darwin, le président de Société Laurentide, André Buisson, a voulu démontrer l'importance de l'investissement de 531 000 dollars consacré à de nouveaux équipements, rendu possible par l'implication du fédéral et du provincial à la hauteur totale de 361 000 dollars.

L'aide d'Ottawa est accordée par l'entremise de Développement économique Canada pour les régions du Québec alors que celle du Québec est issue du Fonds de diversification économique du Centre-du-Québec et de la Mauricie.

Ces contributions financières permettent ainsi l'implantation de techniques de fabrication innovatrices, plus écologiques et plus efficaces. Ce qui correspond aux deux vecteurs stratégiques de l'entreprise, soit «une passion contagieuse envers le développement durable et une productivité accrue par l'innovation technologique», précise le grand patron.

Le projet global se décline en trois volets, le premier étant justement en lien avec l'amélioration de la productivité au niveau des étapes de coloration des produits à base d'eau. 

Ainsi, la machine de dosage Novaflow permet de distribuer automatiquement les ingrédients à l'étape de l'assemblage des bases et des colorants. Avantage non négligeable, elle assure une excellente traçabilité des doses utilisées et assure une homogénéité constante des composantes à assembler. De plus, certains produits pourront être assemblés directement dans leur contenant final plutôt que dans une cuve, éliminant ainsi les étapes de nettoyage et les déchets associés.

«Jusqu'à présent, nous faisions toutes les opérations de dosage manuellement. Le degré de précision était moindre. Grâce à cette nouvelle technologie, nous pouvons produire une couleur précise en une seule opération. Nous réduisons ainsi les déchets environnementaux dans l'usine», a expliqué, mardi, en conférence de presse, la directrice générale, Division Laurentide Peintures Industrielles, Isabelle Gélinas.

Le deuxième volet concerne un équipement permettant de faire certains tests de performance des revêtements à l'interne afin d'accroître l'agilité de l'équipe de R&D pour le développement de produits destinés à un usage extérieur. Il s'agit d'un cabinet d'humidité permettant d'y tester de larges composantes telles que des sections de portes et de fenêtres et de réaliser ces tests en conformité avec les normes établies de ce marché.

Quant au troisième volet, il est directement lié à la volonté de Société Laurentide de réduire son empreinte écologique. Il s'agit de l'implantation d'un système de traitement des eaux permettant de traiter adéquatement les eaux de lavage ainsi que les déchets de procédés à base d'eau des usines des deux divisions. Ce système permet de traiter des volumes élevés d'eau et Laurentide implante ce processus avec l'intention d'éviter d'envoyer à l'enfouissement les déchets secs issus du système de traitement.

En collaboration avec le CNETE, des projets de R&D sont en cours afin d'identifier les meilleures applications pour les résidus issus de ce traitement. Quant à sa division Laurentide Re-Source, elle pourra bénéficier de la récupération de la matière sèche générée et assurer la continuité dans l'utilisation responsable de l'eau dans son processus de fabrication industrielle.

«C'est un bel exemple d'arrimage entre l'économie et l'écologie», a lancé le ministre du Commerce international, François-Philippe Champagne, visiblement impressionné par «la transformation d'un produit traditionnel en une solution écologique». «Le virage environnemental et le développement de nouvelles technologies propres sont essentiels dans l'économie mondiale d'aujourd'hui», a-t-il renchéri.

Le député fédéral de Saint-Maurice-Champlain était sur place pour confirmer la part du fédéral, soit 180 500 dollars, alors que la somme équivalente versée par le provincial fut annoncée par la ministre du Tourisme, Julie Boulet.

«On vient annoncer une vision d'avenir. Société Laurentide offre des produits d'une grande qualité, et ce, avec un souci marqué pour la protection de l'environnement. La réalisation de ce projet lui permettra d'augmenter sa productivité, sa compétitivité ainsi que sa rentabilité», a indiqué la députée de Laviolette, avant que son homologue de Saint-Maurice, Pierre Giguère, ne vienne souligner l'avant-gardisme d'André Buisson et que le maire de Shawinigan, Michel Angers, ne vienne signaler «le coup de pouce de nos deux ministres».




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