Le terminal 13 du port de Trois-Rivières inauguré

L'inauguration du terminal 13 du Port de Trois-Rivières... (Stéphane Lessard)

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L'inauguration du terminal 13 du Port de Trois-Rivières a été effectuée par Marc Paquin, président de Groupe Somavrac, Danielle Saint-Amand, présidente du conseil du port, François-Philippe Champagne, ministre du Commerce international, et Gaétan Boivin, président et diricteur général du port.

Stéphane Lessard

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Avec un terminal fraîchement rénové, le Port de Trois-Rivières mise sur un outil de développement supplémentaire qui permettra non seulement aux entreprises d'avoir un accès plus facile aux marchés extérieurs, mais donnera l'occasion à la compagnie Somavrac d'atteindre une très belle croissance de son chiffre d'affaires.

Pièce maîtresse du projet Cap sur 2020, le terminal 13 a été inauguré mercredi. Ce terminal offre 23 000 mètres carrés et deux postes d'amarrage. Il est accessible par voie ferrée et par route.

«Le projet est de 25 millions de dollars, dont 12,5 millions de dollars proviennent du gouvernement du Canada. La durée de vie du terminal est de plus de 60 ans. Et nous avons une entente de commercialisation avec Somavrac, ce fleuron de l'économie régionale», raconte Gaétan Boivin, président et directeur général du port trifluvien,

Marc Paquin, président du Groupe Somavrac, confie que l'entreprise a déjà été forcée de refuser des bateaux, faute d'espace pour stocker la marchandise. Avec ces 23 000 mètres carrés supplémentaires, l'entreprise gagne de la flexibilité lorsque vient le temps de mener ses affaires avec les navires de vrac de gros gabarit et de vrac liquide.

«Avec le terminal 13 et d'autres projets que nous avons, on vise une hausse du chiffre d'affaires de 30 à 40 % d'ici environ cinq ans, confie M. Paquin. Le port est un outil privilégié pour la région. Il faut s'en servir pour l'importation et l'exportation.»

François-Philippe Champagne rappelle qu'en raison de l'importance de l'activité maritime, les infrastructures doivent être modernes, efficaces et capables de répondre à une demande croissante. Selon le ministre canadien du Commerce international, le Port de Trois-Rivières a visiblement fait ses devoirs pour atteindre un haut niveau de compétitivité.

«80 % du volume mondial des marchandises passe par bateau. Le fleuve Saint-Laurent est l'artère principale du commerce au Canada. Le Canada représente 0,5 % de la population mondiale, mais 2,5 % du commerce global. Les 18 principaux ports sont une entrée sur le monde. Plus de 200 000 emplois dépendent du transport maritime. À Trois-Rivières, vous développez de l'excellence», déclare le ministre et député de Saint-Maurice-Champlain, en rappelant que l'Accord économique et commercial entre le Canada et l'Union Europe, qui entrera en vigueur le 21 septembre, représente «une occasion unique pour les PME» de la Mauricie.

Cap sur 2030

Après des investissements totalisant 131,6 millions de dollars dans le projet Cap sur 2020, la direction du Port continue de travailler sur son plan de développement Cap sur 2030. Sans entrer dans les détails de ce projet qualifié d'ambitieux, Gaétan Boivin a profité de la présence de nombreux élus, mercredi, pour insister sur un point: le Port de Trois-Rivières a beau être compétitif, il a besoin que tous ses partenaires le soient aussi pour se développer et faire face à la concurrence.

«C'est une chaîne logique. Il y a le maritime, mais aussi le ferroviaire, le routier. Ensemble, on a la responsabilité de s'assurer de la pérennité de l'axe Saint-Laurent-Grands-Lacs. On doit réfléchir déjà à une vision commune et on ne peut pas se tromper. C'est collectivement que l'on doit y travailler.»

Le plan de développement Cap sur 2030 sera dévoilé d'ici le printemps 2018.




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