Rive sud: économie circulaire dans la ZEN

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Sur la photo: on retrouve Sonia Gagné, vice-présidente Performance des opérations chez Recyc-Québec, Charles Guillemette, directeur général de la CCICQ, et Émilie Charest, coordonnatrice de projets.

Stéphane Lessard

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) La Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec (CCICQ) a procédé mardi au lancement du projet économie circulaire | Zone économique naturelle (ZEN) sur les territoires de la MRC de Bécancour, la MRC de Nicolet-Yamaska et la Ville de Trois-Rivières.

Le projet vise l'expansion de la symbiose industrielle présente dans le parc industriel et portuaire de Bécancour sur l'ensemble de la ZEN. Et selon le directeur de la Société, Maurice Richard, les entreprises du parc ont toujours été à l'avant-garde en pareille matière.

«Après plus de 15 ans de travaux pour une meilleure gestion des sous-produits industriels, l'étape suivante évidente était d'impliquer l'ensemble des entreprises de la région dans la démarche. En plus de diminuer l'impact environnemental des entreprises, les symbioses industrielles permettent avant tout d'améliorer la compétitivité et la prospérité des entreprises. Nous sommes très fiers de collaborer avec la CCICQ à la transition régionale vers l'économie circulaire», a-t-il commenté.

Rappelons qu'une symbiose est un réseau local d'entreprises et de collectivités maillées entre elles par des échanges de matières résiduelles, d'eau, d'énergie ou de ressources matérielles et même immatérielles, bref, des synergies.

«Un déchet, ça n'existe pas. C'est absolument du berceau au tombeau, dans tous les types d'entreprises. C'est une nouvelle façon de concevoir l'ensemble de nos projets», a ajouté M. Richard.

Pour sa part, le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, a soulevé la dimension économique du développement durable tout en rappelant les débuts de la collecte sélective il y a 30 ans. «Ça part toujours de certains visionnaires. On peut faire de grands débats, mais chacun doit participer», soutient le premier magistrat. 

Le nouveau directeur général de la CCICQ, Charles Guillemette, estime que ce nouveau projet est directement en ligne avec la vision de l'organisme. «Une Chambre de commerce et d'industrie est un milieu fertile au partage, au maillage ainsi qu'à la valorisation du dépassement de nos entrepreneurs. On est donc d'avis que le projet favorisera l'implantation de modèles d'affaires durables. Nous prônons d'ailleurs les initiatives vertes chez nos entrepreneurs depuis près de dix ans par le biais de notre projet Défi, On recycle», a-t-il indiqué.

Bénéficiant d'une aide de 165 000 dollars de Recyc-Québec, le projet prévoit la mise en place d'ateliers, de conférences et d'outils de communication sur divers thèmes liés à l'économie circulaire tels que l'écoconception, l'approvisionnement responsable ou encore l'efficacité énergétique. 

Acquisition de données sur les matières utilisées en production ainsi que sur les résidus produits, concertation des organismes impliqués dans le développement économique et mise sur pied d'une base de données qui permettra de cibler, à l'amorce des projets d'investissement, de potentiels partenaires de symbioses: voilà les autres actions envisagées.

Au cours des deux prochaines années, Émilie Charest sera mandatée par la CCICQ pour assurer la coordination du projet et mettre en valeur des exemples de réussites locales.

La mise en place d'un tel système permettra, dit-on, d'améliorer la performance économique, environnementale, et sociale des entreprises de la région en établissant un réseau dynamique d'échanges. De nouvelles entreprises complémentaires pourraient également se greffer au tissu actuel pour bonifier les filières existantes.

Par ailleurs, les retombées potentielles d'une démarche de symbioses sont nombreuses, tant pour les entreprises que pour le territoire: réduction du coût d'élimination des déchets, amélioration de la performance environnementale et de l'image corporative, meilleure valeur ajoutée des matières résiduelles, gestion de proximité des matières et limitation des frais de transport, économies d'échelle par la gestion commune de matières générées par plusieurs entreprises et création de nouveaux liens et d'occasions d'affaires entre les entreprises de la région.

Le projet se découpe en cinq grands jalons qui s'entrecouperont dans le temps. La première phase repose sur la collecte d'informations alors qu'un diagnostic fera état de la situation actuelle grâce à la consultation des acteurs locaux. Dans la seconde étape, ce sont les entreprises qui seront invitées à partager leurs flux des matières entrantes et sortantes. La collecte de données permettra de cibler de potentiels échanges lors de la phase subséquente.




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