À vendre pour 8,7 M$

Les courtiers Pierre Rochefort et Simon Dufour viennent... (François Gervais)

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Les courtiers Pierre Rochefort et Simon Dufour viennent d'inscrire ce qui serait le plus gros mandat de courtage immobilier résidentiel en Mauricie, avec un parc immobilier affiché à 8,7 M$.

François Gervais

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(Trois-Rivières) Ce qui pourrait possiblement être le plus gros contrat immobilier de courtage résidentiel vient d'être octroyé dans la région, alors qu'un propriétaire d'immeubles à logements pour qui l'heure de la retraite a sonné souhaite se départir de ses 17 immeubles à logements. En tout, ce sont 150 portes que le courtier Simon Dufour et son collègue Pierre Rochefort, tous deux de Re/Max, tenteront de vendre à de potentiels investisseurs dans les prochains mois. Un mandat de 8,7 M$.

Pour pouvoir mettre la main sur ce parc immobilier, il faudra avoir une mise de fonds de près de 2 M$, précise le courtier immobilier, qui ajoute que cette coquette somme baissera à 1,3 M$ si le nouveau propriétaire se finance avec la SCHL. Les immeubles sont majoritairement situés autour du Cégep de Trois-Rivières et de l'UQTR, mais quelques-uns sont également situés à Shawinigan et dans le secteur Saint-Georges-de-Champlain.

Historiquement, il ne semble pas exister de mandat résidentiel ayant atteint un tel montant dans la région. La Chambre immobilière de la Mauricie précise toutefois qu'il ne s'agit évidemment pas d'une seule résidence, mais bien d'un parc immobilier vendu en lot et ce, tant à Trois-Rivières qu'à Shawinigan. Les immeubles, qui ont été affichés via la plate-forme web Centris vendredi dernier sont également affichés à vendre séparément. Mais le vendeur semble définitivement motivé à vendre en lot à un investisseur qui saura prendre bien soin tant des bâtiments que des locataires qui y résident.

Existe-t-il bien des investisseurs intéressés à mettre la main sur un tel parc immobilier? Avec plusieurs années d'expérience dans la vente du multilogements, Simon Dufour affirme que la demande est quand même importante, mais ne viendra pas forcément de la Mauricie.

«Depuis que nous avons affiché ce parc immobilier, je vous dirais que j'ai beaucoup d'appels qui proviennent du 514. Ce sont souvent des gens d'affaires qui sont intéressés à investir ici, parce que le taux de rendement est plus élevé en raison du prix très bas des immeubles comparativement à d'autres régions. Des immeubles à revenus à 115 000 $ comme on peut en voir ici, ça ne se voit pas ailleurs», constate-t-il.

Avec le temps et l'expérience, le courtier a bâti un certain réseau de contacts chez des groupes d'investisseurs qui pourraient se montrer intéressés à investir dans l'immobilier ici. «Nous avons déjà eu quatre appels pour cette inscription», confirme-t-il, ajoutant qu'il s'agit tant de clients potentiels que de courtiers représentant des clients potentiels.

Une transaction de cet ordre ne devrait cependant pas se conclure dans les premiers jours de l'affichage, indique Simon Dufour, qui précise que ce genre de transaction peut parfois prendre de trois à quatre mois avant de se clore.

«Le marché du multilogements, à l'heure actuelle, est similaire au marché de la maison unifamiliale. Il y a beaucoup d'offres et il faut être compétitif. Ça s'ajoute aussi à certains blocs qui se retrouvent sur le marché à la suite de faillites, et donc qui sont vendus à des prix dérisoires. Ça vient un peu fausser les chiffres. Mais on a constaté dans les dernières années que le marché était tout de même en bonne santé pour le multilogements», mentionne le courtier de Re/Max.

Dans la dernière année, un parc immobilier de 74 portes près du manège militaire de Shawinigan a trouvé preneur pour 3,9 M$. Un autre de 30 logements dans le secteur Shawinigan-Sud a aussi été vendu à un promoteur qui a investi tout près d'un million de dollars pour rafraîchir la bâtisse. 

«C'est ce genre d'investisseur qu'on veut avoir, en général. Ce sont des gens soucieux de l'entretien de leurs bâtiments et qui n'hésitent pas à améliorer les logements. Dans ce temps-là, le secteur prend aussi de la valeur et ça fait le bonheur du quartier. On a besoin de ça», constate-t-il.




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