Saison des fraises: le temps brouille les cartes

Malgré une excellente récolte des fraises d'été, la... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Malgré une excellente récolte des fraises d'été, la demande demeure faible un peu partout au Québec en raison du mauvais temps.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) La récolte des fraises d'été a été très fructueuse, en plus d'arriver à temps pour la période estivale. Toutefois, le mauvais temps des dernières semaines vient jeter de l'ombre sur celle-ci alors que la demande est considérablement faible. ­­

C'est ce qu'a pu constater le propriétaire de la Ferme horticole Gagnon, David Lemire, au cours des derniers jours. Les caprices de Dame nature ont certainement refroidi les ardeurs des gens, puisque la vente et la cueillette de fraises ne vont pas bon train depuis l'ouverture de la saison. 

«La fraise est excellente présentement et c'est idéal de la cueillir lorsqu'il ne fait pas trop chaud. Initialement, on s'attendait à une demande beaucoup plus forte, mais les familles n'ont pas le réflexe d'aller chercher des fraises car les journées de soleil sont peu nombreuses.»

Cette situation déçoit d'autant plus l'agriculteur que le dernier hiver avait mis la table pour un été très profitable. Les nombreuses précipitations de neige ont permis de garder les plants à l'abri du gel, si bien que les pertes ont été nulles cette année. Nnormalement, 10 % des plants périssent au terme de la saison hivernale. 

Une offre beaucoup plus élevée que la demande signifie donc que le produit se vend à un prix plus bas dans les épiceries et les marchés publics. Même si les fraises sont omniprésentes sur les étagères des supermarchés, la réalité est qu'on ne se les arrache pas.

«Le problème, c'est que c'est un fruit qui est associé au beau temps. Les gens peuvent se procurer une fraise extrêmement juteuse et de bonne qualité cette année, mais le mauvais temps ne donne pas l'impression à monsieur et madame Tout-le-monde d'être en été», indique David Lemire, qui ajoute que ce scénario est vécu par plusieurs de ses homologues un peu partout au Québec.

L'APPFQ réagit

Le Trifluvien, qui est également président de l'Association des producteurs de fraises et de framboises du Québec (APFFQ), soutient que le conseil d'administration tente présentement de contrer cette faible demande en promouvant activement les bonnes récoltes sur les différents canaux de communication.

Toujours selon lui, le budget de l'association a grandement été centré sur la publicité afin que les gens répondent présents dans les différentes fermes de la province prochainement. «L'autocueillette battra son plein dans les prochains jours. Nous sommes confiants qu'avec un maximum de visibilité, la situation va se redresser.»

En attendant de voir si les trois dernières semaines de la période des fraises seront plus prospères, le propriétaire de la ferme trifluvienne ainsi que son équipe tentent présentement d'aller chercher des revenus sur leur récolte dans la transformation. Ils convertissent donc la fraise pour en faire de la confiture et pour les compagnies de biscuits. Un procédé sur lequel la météo n'a pas de contrôle.




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