Des Latuquois derrière l'illumination du pont Jacques-Cartier

L'équipe de Pro-Mec Élite est fière d'avoir travaillé... (Audrey Tremblay)

Agrandir

L'équipe de Pro-Mec Élite est fière d'avoir travaillé sur le projet de mise en lumière du pont Jacques-Cartier. Elle se trouve sur une des passerelles qui serviront au nouveau pont Champlain.

Audrey Tremblay

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(La Tuque) Le travail derrière l'illumination du pont Jacques-Cartier, dans le cadre des festivités entourant le 375e anniversaire de Montréal, était considérable. Lorsque la structure s'est illuminée pour la première fois, il n'y a pas que les lumières qui ont brillé, les yeux de toute l'équipe de Pro-Mec Élite aussi. Ce sont eux qui ont créé, fabriqué, peinturé et livré les supports métalliques servant à fixer les lumières sur le pont. L'entreprise latuquoise est fière d'avoir participé à relever le défi.

«On a fabriqué environ 10 000 supports pour tenir 2800 lumières», lance d'entrée de jeu le propriétaire de Pro-Mec Élite, Denys Duchesne.

Un projet d'envergure de plus d'un million de dollars pour l'entreprise qui a demandé cinq mois et demi de travail.

«Ce n'était pas un projet facile. C'était un projet ''fast track'' [...] L'échéancier reposait sur notre tête. Si je ne livrais pas, personne ne pouvait l'installer. C'était un délai serré. Il y a eu du changement, des modifications... C'était parfois dur d'avancer. C'était quand même stressant. On a travaillé très fort», assure-t-il.

«On a fait plusieurs heures supplémentaires, mais on a fini dans le délai prévu. On était fiers. C'était un très beau projet d'envergure pour nous et une belle marque de commerce», ajoute M. Duchesne.

On ne se cache pas que ce projet, entre autres, représentera une belle carte de visite pour l'entreprise. Les travailleurs de Pro-Mec Élite ont d'ailleurs pu aller admirer le fruit de leur travail lors d'une croisière sous le pont.

Rappelons que la reprise du spectacle, qui avait été perturbé par une manifestation, pour inaugurer l'illumination du pont Jacques-Cartier aura lieu le 25 juin. 

L'entreprise a laissé sa trace sur le pont Jacques-Cartier, sous l'actuel pont Champlain, mais il y aura un peu de La Tuque également dans le nouveau pont Champlain. L'entreprise latuquoise a décroché un contrat de 3,5 millions de dollars. 

«On a près de 7 kilomètres de passerelle à fabriquer qui vont aller à l'intérieur des caissons qui traverseront le pont de bord en bord. Ce sont des passerelles pour faire de l'inspection», précise Denys Duchesne.

«On travaille sur le vieux pont Champlain et sur le neuf. [...] La force de notre entreprise, c'est de respecter les échéanciers avec une bonne qualité et un prix respectable et concurrentiel», lance-t-il.

Main-d'oeuvre rare

Par ailleurs, l'entreprise doit composer avec des difficultés de recrutement. Les dirigeants travaillent fort pour tenter d'attirer de la main-d'oeuvre jusqu'à La Tuque. Ils iront même outre-mer pour tenter de séduire des travailleurs.

«Le problème qu'on a, c'est qu'on manque de main-d'oeuvre. Elle n'est pas au rendez-vous. En septembre, on va aller à l'international pour tenter de recruter», souligne Denys Duchesne.

«Ce sont des bons métiers et aujourd'hui ce n'est pas seulement un soudeur, c'est un artiste. Les techniques ont beaucoup évolué», ajoute-t-il.

Actuellement, l'entreprise compte entre 20 et 30 employés. On estime qu'on pourrait engager jusqu'à une vingtaine d'employés supplémentaires et être en mesure de lancer un autre quart de travail.

«On doit se limiter et on refuse beaucoup de travail à cause de ça. Depuis 5 ans, je pourrais avoir 50 employés très facilement», assure Denys Duchesne.

Des efforts sont déployés partout au Québec pour tenter de recruter à travers la province, mais le défi est grand.

«C'est une réalité à laquelle on doit faire face. On en a quelques-uns qui nous ont choisis. Ils se sont établis ici à La Tuque, ils achètent des maisons, c'est bon signe. C'est un plus pour la ville aussi.»

«On est une entreprise avec une belle dynamique. Les gens sont soudés serré. Si on est rendus là, c'est grâce à un effort collectif. [...] Je ne parle même pas d'employés, je parle de famille. On prend soin un de l'autre ici», note le propriétaire.

En plus du recrutement, Denys Duchesne estime qu'il devient de plus en plus difficile de garder les employés.

«Former les gens et les garder intéressés, ce n'est pas facile. C'est la réalité d'aujourd'hui. Il va y avoir des personnes qui vont changer trois ou quatre fois d'emploi dans leur vie.»

D'ailleurs, le dirigeant de l'entreprise était fier de souligner que plusieurs employés étaient rendus à 10 ans de fidélité à l'entreprise et un autre qui approche les 20 années de service.

«C'est toute une fierté de les avoir gardés, d'avoir une belle équipe, et l'avenir est prometteur pour nous aussi», commente-t-il.

Agrandissement

Pro-Mec Élite planche actuellement sur un important projet d'agrandissement. On espère presque doubler la superficie de l'entreprise.

«On veut agrandir de 16 000 pieds carrés nos locaux et modifier nos bureaux», note Denys Duchesne.

L'entreprise va également acquérir une nouvelle machine prochainement, une acquisition de près d'un million de dollars.

Un tout nouveau site Web sera bientôt en ligne. Il a tout été remodelé.

«Il va être interactif et nos réalisations vont être mieux définies et détaillées», a conclu M. Duchesne.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer