Imprimerie Gignac Offset fait de la place

Propriétaires d'Imprimerie Gignac Offset, Stéphane et Yves Gignac... (Sylvain Mayer)

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Propriétaires d'Imprimerie Gignac Offset, Stéphane et Yves Gignac se préparent à investir plus de 300 000 $ dans un agrandissement qui permettra notamment d'accueillir Les Étiquettes Unik.

Sylvain Mayer

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Les travaux d'agrandissement en cours chez Imprimerie Gignac Offset, sur le boulevard de Shawinigan-Sud, permettront à l'entreprise d'accueillir la division des Étiquettes Unik vers la fin de l'été, intégrant ainsi sous un même toit les activités des deux entreprises.

Une bouffée de fraîcheur dans le monde de l'impression, soumis à de rudes secousses depuis l'arrivée des téléphones intelligents et des tablettes. À l'Association québécoise de l'industrie de l'imprimé, le vice-président, Denis Leftakis, ne nie pas l'ampleur de la transformation depuis une dizaine d'années. D'ailleurs, l'AQII n'existe que depuis 2013, lorsque des gens d'affaires ont décidé de lancer une nouvelle association après un préoccupant passage à vide dans ce milieu.

«Nous avons fait, en 2015, une étude exclusivement québécoise de notre industrie», explique M. Leftakis. «Il y a eu un changement dramatique à l'arrivée des ordinateurs, mais l'imprimerie s'est bien ajustée en réorientant ses spécialités et ses services. Dans le passé, il existait beaucoup de PME qui faisaient de la petite papeterie, comme des en-têtes de lettres, des enveloppes, des cartes professionnelles. L'arrivée du web a amené des solutions d'achat en ligne et plusieurs de ces petits imprimeurs ont mangé leur claque! Par contre, il y a eu aussi beaucoup d'investissements pour entrer de la nouvelle technologie et donner un deuxième souffle aux imprimeurs.»

«Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort», image M. Leftakis. «Ceux qui ont réussi à vivre le défi du changement et de l'amélioration sont beaucoup plus solides aujourd'hui.»

Imprimerie Gignac Offset a emprunté cette voie, de sorte qu'aujourd'hui, Stéphane Gignac, coactionnaire de l'entreprise, estime que la PME familiale a presque triplé son chiffre d'affaires depuis 2005. En fait, la dernière année financière constituait la meilleure à vie pour les ventes, précise-t-il.

Selon lui, la décision de déléguer deux représentants sur la route a constitué un point tournant. Son associé, Yves Gignac, souligne que l'investissement dans une presse numérique a effectivement changé la donne.

«Nous avons toujours été à la fine pointe de la technologie», fait remarquer celui qui avait pris la relève avec son frère Jean-Louis en 1982. Ce dernier a vendu ses parts à son fils Stéphane en 2015. Imprimerie Gignac Offset a été fondé par Jean-Guy Gignac en 1955.

«Quand les quantités demandées n'étaient pas assez grandes, nous n'étions pas là. Aujourd'hui, nous pouvons couvrir ces commandes avec le numérique et quand les quantités sont plus importantes, nous avons toujours notre procédé offset.»

La période de croissance de l'entreprise correspond à plusieurs innovations. Par exemple, elle s'est lancée dans les objets promotionnels pour des clients de partout à travers la province. La direction a aussi fait le pari, en 2007, d'investir pour rencontrer de nouvelles exigences très sévères dans l'impression de chèques personnels, puisque le numéro d'identification est produit à l'encre magnétique. Plusieurs imprimeurs se sont désistés, laissant la voie libre à l'entreprise de Shawinigan. Sans oublier que le marché des dépliants publicitaires ne semble pas s'essouffler. 

Investissement

En mai 2015, avec sa conjointe Stéphanie Dion, Stéphane Gignac procédait à l'acquisition d'Étiquettes Unik, une entreprise spécialisée dans l'étiquetage, particulièrement dans le domaine alimentaire. 

«C'est complémentaire à ce que nous faisons à l'imprimerie», fait-il remarquer. «Nous pouvons offrir davantage de possibilités à nos clients.»

L'agrandissement chez Imprimerie Gignac Offset vise notamment à faire de la place pour Étiquettes Unik dans le secteur Shawinigan-Sud. La direction s'attend à ce que le déménagement soit complété en août. À ce moment, l'imprimeur accueillera une vingtaine d'employés dans ses locaux.

«Ça va être une belle économie de temps pour nous», mentionne Stéphane Gignac. «On va aussi créer une synergie entre les deux entreprises et si un département est embourbé, l'échange de main-d'oeuvre sera plus facile.»

De nouveaux bureaux, une salle de conférence et un rajeunissement de la façade sont aussi prévus. Les propriétaires estiment l'investissement à plus de 300 000 $.

M. Leftakis considère qu'il s'agit d'une autre preuve que malgré les discours alarmistes, des segments du monde de l'impression survivront. 

«C'est comme de l'air ou de l'eau: tout le monde en aura toujours besoin», prédit-il. «On ne peut pas avoir une cannette, une boîte de céréales sans image! C'est important, on ne peut pas s'en passer.»

«Si on imprimait des revues, je serais plus inquiet», mentionne Stéphane Gignac. «Mais quand on parle de billets de spectacles, de circulaires, on dirait que la demande est de plus en plus forte.»




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