Journée découverte et emploi: une première expérience positive

Une centaine de personnes, principalement des personnes immigrantes... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Une centaine de personnes, principalement des personnes immigrantes vivant à Montréal, ont participé mercredi à la Journée découverte et emploi de la MRC de Maskinongé.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Yamachiche) Devant le succès de la première Journée découverte et emploi de la MRC de Maskinongé, les chances sont bonnes qu'une deuxième édition de l'événement soit tenue.

Une centaine d'immigrants habitant principalement Montréal ont passé la journée de mercredi sur le territoire de cette MRC dans l'espoir de décrocher un emploi. Le niveau d'enthousiasme présent à la Porte de la Mauricie de Yamachiche était palpable autant du côté des chercheurs d'emplois que des entreprises.

«Les entreprises sont contentes. Le lien entre les entreprises, le dynamisme, c'est juste du positif. Pour nous, c'est de bon augure. Si les employeurs le demandent, si les retombées valent la peine, il pourrait y avoir une deuxième édition dès 2017», déclare Jean-Frédéric Bourassa, coordonnateur du service de développement économique de la MRC de Maskinongé, qui souhaite que des gens s'établissent dans la région pour travailler.

Les 14 employeurs avaient plus de 100 postes à offrir et Anne Félicité Ngoran a participé à cette journée avec l'objectif précis de trouver un emploi.

«Je suis arrivée à Montréal il y a trois mois. On nous a parlé des opportunités d'emplois. Je possède une formation en communication-marketing, je cherche un emploi dans ce domaine», explique cette femme originaire de la Côte d'Ivoire qui ne voit aucun inconvénient à s'établir avec sa famille en région rurale.

Moutassir Harriri arrive du Maroc. Fraîchement débarqué à Montréal il y a à peine trois semaines, ce détenteur d'une maîtrise en finance et d'un baccalauréat en informatique a de l'expérience dans le secteur du service à la clientèle. Il a trouvé deux entreprises locales qui recherchent du personnel dans ce domaine.

«Je vais envoyer mon c.v. Ça pourrait faire l'affaire. Si ça fonctionne, je viens m'établir dans la MRC.»

Si quelques personnes ont réussi à trouver un travail dès mercredi, le but premier des entreprises était de remonter leur bassin de candidatures en cette période difficile de recrutement.

«On prendrait une soixantaine d'employés demain matin, majoritairement des manoeuvres. Le salaire commence à 12,61 $ l'heure et va à plus de 19 $ l'heure en 42 mois d'expérience. On a procédé à une embauche ce matin (mercredi), un homme de Saint-Barnabé.

On a de l'ouvrage, mais il n'y a pas de c.v. qui entre chez nous. Il faut dire que les gens ont beaucoup de choix comme emplois et il faut aussi démystifier le travail en abattoir. On n'a pas le choix de regarder toutes les options de recrutement», constate Kim Paquin, technicienne en ressources humaines chez Lucyporc de Yamachiche, qui espérait trouver une dizaine de nouveaux travailleurs, mercredi.

Sophie Verreault, responsable des finances et des ressources humaines chez Chemise Empire de Louiseville, semblait satisfaite de l'achalandage à cette journée.

«C'est difficile d'embaucher de la main-d'oeuvre locale. On a récolté quelques c.v. L'objectif est de créer une banque de c.v. pour embaucher. Ici, j'ai rencontré deux personnes qui habitent à Montréal. Une vient de la Côte d'Ivoire, l'autre vient d'Algérie. Elles veulent s'établir dans notre MRC», raconte Mme Verreault, à la recherche d'une dizaine de personnes.

L'hôtel Sacacomie de Saint-Alexis-des-Monts a besoin de deux serveuses ou serveurs, d'un cuisinier ou d'une cuisinière et d'un ou d'une réceptionniste. Selon Jean Desaulniers, l'établissement hôtelier a de bonnes chances de pourvoir ces quatre postes à la suite de l'activité.

«On a amassé une dizaine de candidatures. Ce sont des gens avec de belles expériences transférables et avec une belle diplomation.»

Son voisin de stand, Simon Allaire, était à la recherche d'une directrice ou d'un directeur de compte commercial avec de l'expérience. L'ex-directeur général du défunt CLD de Maskinongé maintenant gestionnaire chez Desjardins Entreprises admet que l'institution financière ne parvient pas à pourvoir ce poste pourtant attrayant.

«Un chasseur de têtes a même été embauché et on n'arrive pas à trouver. Mais l'expérience de la journée est concluante, ne serait-ce que pour le réseautage.»

Jonner Mina Sanchez, coordonnateur du Service d'aide aux nouveaux arrivants de la MRC de Maskinongé, reconnaît qu'il peut être compliqué d'attirer des immigrants en territoire plus rural. Mais l'emploi demeure la clé du succès.

«On a fait une présélection. Ces gens sont ouverts à l'idée de vivre ailleurs qu'à Montréal. Quand ils ont un emploi, tout le reste va suivre: le logement, l'école pour les enfants, l'intégration.»

Devant tant d'énergie déployée par les chercheurs d'emplois et les entreprises, Robert Lalonde ne pouvait être qu'un préfet heureux.

«On avait des demandes de la part des entreprises qui cherchent du personnel. On a une centaine de personnes, la palette des emplois disponibles est large. Qu'est-ce que tu veux demander de plus?»

La journée a également permis aux chercheurs d'emploi de faire un tour guidé en autobus, question de découvrir rapidement la MRC de Maskinongé.




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