Résidences pour personnes âgées: taux d'inoccupation de 10,5 %

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Le taux d'inoccupation est de 10,5 % dans les résidences pour personnes âgées à Trois-Rivières.

La Presse

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Selon la dernière enquête sur les résidences pour personnes âgées réalisée au Québec par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), le taux d'inoccupation des places standards atteint 10,5 % dans la région métropolitaine de recensement de Trois-Rivières, contre 8,3 % en 2016.

Pourtant, à l'échelle provinciale, le taux d'inoccupation a enregistré une autre faible baisse depuis l'an dernier, se chiffrant à 6,2 % en février, comparativement à 6,8 % à la même période en 2016. Depuis 2013, le taux a diminué de 2,5 points de pourcentage au Québec.

Malgré une relance de la construction dans ce segment de marché, l'offre n'évolue pas au rythme de la demande issue de l'accélération récente du vieillissement de la population. Cela étant dit, de nombreux ensembles immobiliers construits récemment ne font pas encore partie de l'enquête. On pourrait donc s'attendre à une interruption de la tendance dans les résultats de 2018.

Selon les régions, il existe d'importantes différences dans l'évolution et l'état du marché. Celles-ci s'expliquent par des inégalités de l'offre récente et de la popularité de ce type d'habitation à travers la province. On devra s'attendre à ce que celles-ci persistent dans les années à venir.

Au Québec, environ 75 % du marché québécois se situe dans des gammes de loyers qui sont sous la barre de 1900 $ par mois. Avec un loyer moyen de 1377 $ par mois, le segment des studios était encore le moins cher des segments de marché. Pour ce qui est du segment des appartements d'une chambre à coucher, le loyer moyen a atteint 1683 $. Et pour les appartements de deux chambres, il s'établissait à 2132 $.

«Les statistiques portant sur les loyers doivent être analysées avec davantage de soin en raison de la gamme importante de services offerts dans les diverses résidences», précise-t-on à la SCHL.

Cette année, le taux d'attraction au Québec a reculé d'un demi-point de pourcentage, pour se chiffrer à 17,9 %. Ce chiffre est de 27,7 % pour l'agglomération trifluvienne, un sommet parmi les RMR. Le taux d'attraction mesure le pourcentage de la population âgée de 75 ans et plus vivant dans une résidence.

Or, une grande attention est portée sur l'évolution de cet indicateur, car il traduit la popularité des résidences privées. «Bien que plusieurs observateurs estiment que ce taux avoisinera 20 % au cours de la prochaine décennie, il n'existe pas, à l'heure actuelle, d'analyses rigoureuses nous permettant de le confirmer», souligne-t-on.

Selon la SCHL, la trajectoire résidentielle des baby-boomers sera certainement un des phénomènes les plus déterminants de l'avenir du secteur de l'habitation.

Dans le cas des places avec soins dits assidus (c'est-à-dire celles pour lesquelles les résidents paient un supplément afin de recevoir 1,5 heure de soins et plus par jour), les conditions de marché se sont légèrement resserrées. En 2017, le taux d'inoccupation est estimé à 5,0 % contre 5,5 % l'an dernier. Pour ce qui est du loyer moyen, celui- ci a progressé d'environ 6 % (3200 $).

Tandis que des incertitudes existent quant à la trajectoire résidentielle précise des baby-boomers, il n'y a nul doute, dit-on, que le nombre des aînés en perte d'autonomie gagnera en importance et que d'importants enjeux émergeront.

«Le recul progressif du taux d'inoccupation dans les résidences privées pour aînés témoigne d'une demande soutenue. Au Québec, 18 % des personnes âgées de 75 ans et plus habitent dans une résidence, les autres optant pour d'autres formes d'habitation. Il sera essentiel pour nous de comprendre la trajectoire des baby-boomers sur le marché résidentiel, car elle sera déterminante pour l'avenir du secteur de l'habitation et pour la société dans son ensemble», conclut Kevin Hughes économiste régional, région du Québec, pour la SCHL.




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