Nova Bus appuie sur l'accélérateur

Novabus a reçu une subvention de 15 millions $... (Courtoisie Nova Bus)

Agrandir

Novabus a reçu une subvention de 15 millions $ du gouvernement Couillard et investira 75 millions $ au Québec au cours des six prochaines années.

Courtoisie Nova Bus

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Julien Arsenault
La Presse Canadienne

Nova Bus a décidé d'appuyer sur l'accélérateur afin de moderniser ses usines de Saint-François-du-Lac et Saint-Eustache et accentuer ses efforts en matière de recherche et développement.

La filiale du Groupe Volvo, qui a reçu mardi une subvention de 15 millions $ du gouvernement Couillard, investira 75 millions $ au Québec au cours des six prochaines années.

Entre autres, le constructeur québécois d'autobus souhaite améliorer l'efficacité de ses chaînes de montage, numériser ses activités et approfondir son offre de solutions, notamment en matière d'émissions, de niveaux de bruit, d'automatisation, de sécurité et de confort des passagers.

«De plus en plus, c'est un secteur qui tourne autour de l'offre de solutions, a expliqué le président et chef de la direction du Groupe Volvo, Martin Lundstedt, au cours d'un entretien avec La Presse canadienne, à Montréal, en marge du Sommet mondial des transports publics. Il ne s'agit plus seulement de vendre des autobus (...) mais de faire partie des projets avec nos clients pour 10 à 15 ans.»

Propriété de la multinationale suédoise, tout comme Prévost, Nova Bus embauchera 28 personnes au cours de cette période dans le cadre des investissements, qui consolideront près de 840 emplois. Ce sont les installations de Saint-Eustache, en charge de la recherche et du développement et qui construisent l'autobus 100 pour cent électrique Nova LFSe, qui devraient obtenir la part du lion des investissements.

M. Lundstedt n'a pas caché que la grappe sur les véhicules électriques et intelligents annoncée le mois dernier et l'expertise québécoise en ingénierie ont fait partie des éléments qui ont motivé Nova Bus à investir au Québec.

En conférence de presse, la ministre de l'Économie, Dominique Anglade, a dit avoir reçu l'assurance que cet engagement allait garantir «à terme» plusieurs centaines d'emplois dans des «secteurs de pointe» comme la mobilité et les technologies numériques.

«Avec la nouvelle grappe (...), c'est sûr que cela joue dans les décisions que nous prenons parce que c'est hautement stratégique d'investir dans ces secteurs», a-t-elle expliqué, au cours d'une mêlée de presse, lorsque questionnée à savoir pourquoi son gouvernement avait octroyé une subvention de 15 millions $.

En raison d'une accélération de sa cadence de production, la filiale de Groupe Volvo avait annoncé à la fin mars qu'elle comptait embaucher 200 personnes dans ses deux usines québécoises.

Nova Bus - qui estime sa part de marché au Canada à 65 pour cent - souhaite prendre de la vitesse en matière d'innovation afin de placer ses pions pour profiter des importantes sommes d'argent que le gouvernement Trudeau entend dédier aux transports collectifs.

Si ce sont des projets comme le Réseau électrique métropolitain qui retiennent l'attention pour le moment, M. Lundstedt croit que d'autres initiatives qui font place à différents types de véhicules auront leur part du gâteau des investissements fédéraux.

«Nous ne le pensons pas seulement, nous le savons, a-t-il dit. Il y a un besoin pour des (projets différents).»

L'entreprise, qui exploite aussi une usine à Plattsburgh, dans l'État de New York, ne craint pas outre mesure l'augmentation des exigences américaines en matière de contenu local pour le transport public, qui passeront de 60 à 70 pour cent d'ici 2020.

«Nous avons un bon modèle en ce qui a trait à la production, a dit le grand patron de Volvo, sans entrer dans les détails. Nous sommes déjà le plus américain des constructeurs de camions avec Volvo et Mack.»




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer