Rivière-aux-Rats: arrêt des opérations une semaine

La scierie de Rivière-aux-Rats.... (Audrey Tremblay)

Agrandir

La scierie de Rivière-aux-Rats.

Audrey Tremblay

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(La Tuque) Les activités de la scierie de Rivière-aux-Rats seront suspendues pendant sept jours à la fin du mois de mai. Une fermeture qui était déjà prévue depuis le début de l'année qui n'est pas en lien avec les droits compensatoires imposés par les États-Unis. C'est en raison des investissements de 3 millions $ que la scierie doit arrêter ses opérations.

«On avait annoncé en février qu'en mai on devrait arrêter une semaine supplémentaire pour procéder à l'installation des équipements pour la modernisation de notre optimiseur. C'est ce qu'on va faire», a indiqué Karl Blackburn, directeur principal, affaires publiques et relations gouvernementales chez Produits Forestiers Résolu (PFR).

«Cet équipement-là permet de mieux classifier le bois alors c'est clair que la scierie ne peut pas fonctionner pendant qu'on installe ça», a-t-il ajouté.

Les droits compensateurs imposés par les États-Unis ont quand même forcé Produits Forestiers Résolu à faire quelques ajustements dans ses usines. Celle de Rivière-aux-Rats n'est toutefois pas affectée par cette réorganisation.

«On a dû ajuster nos opérations dans plusieurs de nos installations pour s'adapter au marché du bois d'oeuvre actuellement. Depuis plusieurs mois, il y a beaucoup d'incertitude sur les marchés. [...] On a procédé rapidement à l'annonce de certains ajustements, qui sont temporaires, dans quelques-unes de nos installations principalement au Lac-Saint-Jean et sur la Côte-Nord», a fait savoir M. Blackburn.

Chez PFR, on a quand même tenu à saluer la rapidité d'action du gouvernement du Québec qui envoie «un message très fort et positif», mais on attend toujours l'aide du gouvernement du Canada.

«On attend le même genre de message de la part du fédéral, un message qui va faire en sorte que l'industrie va pouvoir avoir une sécurité ou une certitude qui va lui permettre d'envisager la suite des choses de façon plus optimiste. Le conflit sur le bois d'oeuvre, c'est un conflit qui risque d'être long et onéreux», note Karl Blackburn.

L'aide d'Ottawa se fait toujours attendre aussi du côté du Groupe Rémabec qui doit conjuguer avec un droit compensatoire de près de 20 %.

«L'aide du fédéral se fait attendre. On sait qu'il travaille sur quelque chose, mais on n'a pas de nouvelles. [...] On est dans la masse qui a eu une rétroactivité de trois mois. Ce sont des montants importants, mais on avait quand même prévu le coup pour s'assurer qu'on n'aurait pas de surprises. On avait été prudent», a mentionné Éric Bouchard, vice-président exécutif du Groupe Rémabec.

«On ne peut pas dire que les droits n'auront pas d'impacts. Par contre, le gouvernement du Québec va mettre en place des garanties de prêt pour nous aider à passer à travers cette vague-là. Un programme qu'on juge adéquat selon ce que l'on en sait», a-t-il ajouté.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer