Les paysagistes rongent leur frein

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Les entrepreneurs en paysagement commencent à trouver le temps long et ont hâte que Dame Nature coopère un peu.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Les abondantes précipitations qui tombent sur la province depuis plusieurs semaines n'ont pas que des conséquences fâcheuses pour les propriétaires de résidences situées aux abords des cours d'eau. Les entrepreneurs en paysagement commencent eux aussi à trouver le temps long et ont hâte que Dame Nature coopère un peu.

Habituellement très occupés en cette période de l'année, les spécialistes en entretien et en aménagement paysager n'ont présentement d'autre choix que d'attendre que la pluie cesse avant de pouvoir commencer leur blitz printanier. Pendant ce temps, les contrats s'accumulent et les entrepreneurs sont conscients qu'ils devront redoubler d'ardeur lorsque le beau temps sera de retour.

«Ça nous retarde beaucoup. Ça commence à être inquiétant. Nous sommes "bookés" jusqu'au mois d'août, mais nous ne pouvons pas travailler deux jours de suite présentement, car la majorité des travaux ne peuvent pas être effectués quand il pleut.

On doit donc décaler tous nos clients. On se garde toujours des journées pour la pluie [dans nos horaires], soit une ou deux par semaine, mais on n'en avait évidemment pas gardé assez. Il va donc falloir qu'on travaille la fin de semaine... quand il ne pleuvra pas», lance Louise Bordeleau, une employée de l'entreprise Aménagement Les Deux Rives.

Et même si la pluie devait miraculeusement arrêter d'un coup sec, il ne sera pas possible d'effectuer immédiatement certains types de travaux en raison de l'état du sol.

«Ça pourrait se faire, mais ça serait plus difficile. Notamment, faire de l'excavation dans ces conditions-là, ce n'est pas évident. De plus, travailler chez des clients quand il fait cette température-là, c'est beaucoup plus salaud et ça donne un moins bon résultat», mentionne Marie-Noël Caouette de la Pépinière Rive Sud.

En voyant que Dame Nature n'était pas coopérative depuis le début du printemps, certains entrepreneurs ont quant à eux limité le nombre de contrats afin de ne pas se retrouver dans une situation problématique.

C'est le cas de l'entreprise Rambo Paysagiste. Son propriétaire, Florian Dolbec, mentionne qu'il trouve tout de même le moyen de travailler malgré la météo exécrable. Il avertit cependant ses clients que les travaux coûteront un peu plus cher que normalement, car il est plus difficile de travailler dans ces conditions.

D'autres entrepreneurs profitent de leur côté de cette pause forcée pour effectuer des travaux d'entretien sur leurs équipements.

«On attend que ça passe. Mon mari est présentement en train de tout mettre en ordre pour être fin prêt quand ça partira», confie Pierrette Descôteaux de Descôteaux Paysagements de Saint-Étienne-des-Grès.




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