Rayonnement des régions: la CCIS veut participer

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Le président de la CCIS, Mario Lamontagne ainsi que le directeur général, Martin St-Pierre.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Avant même que la Mauricie connaisse précisément les montants d'argent qui lui seront accordés en vertu du nouveau Fonds d'appui au rayonnement des régions, la Chambre de commerce et d'industrie de Shawinigan fait valoir que le regroupement régional doit être mis à contribution pour identifier les priorités. Chose certaine, la direction de l'organisme lèvera la main pour participer à cette réflexion.

Les grandes lignes du FARR ont été annoncées à Bécancour, en janvier. En 2017-2018, une enveloppe de 30 millions $ sera réservée pour financer des projets de développement régionaux à travers la province, à l'exception de Montréal et Québec qui disposent d'autres mesures.

Ce fonds passera à 45 millions $ en 2018-2019, à 60 millions $ en 2019-2020, à 75 millions $ en 2020-2021, avant d'atteindre 100 millions $ à compter de 2021-2022. Le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire estime que ce nouvel outil entraînera des investissements de 810 millions $ d'ici 10 ans.

Cette cagnotte attire l'attention de la CCIS. Autrefois, la Conférence régionale des élus ou le Conseil régional de développement de la Mauricie aurait constitué le point de chute idéal pour analyser ces projets et distribuer les subventions. Étant donné que le gouvernement du Québec a décidé de couper les vivres à cet organisme de concertation régional en 2015, difficile de savoir comment les priorités seront arbitrées.

Pour le moment, le MAMOT émet que «chaque région se dotera de son propre comité de sélection et pourra choisir les projets les plus porteurs au regard des priorités qu'elle aura identifiées». Pierre-Luc Lévesque, relationniste de presse pour ce ministère, souligne que cet élément, de même que la répartition des montants selon les régions, seront annoncés ultérieurement par le gouvernement.

En attendant, la CCIS voit une fenêtre pour le Regroupement des chambres de commerce de la Mauricie. L'automne dernier, les dirigeants de ce mouvement annonçaient qu'ils voulaient devenir une référence de concertation dans les dossiers de développement économique de la région. Le FARR lui donne une opportunité de jouer ce rôle.

«Les chambres de commerce locales et notre regroupement régional sommes bien placés pour collaborer avec ce comité de sélection», croit Martin St-Pierre, directeur général de la CCIS. «La CRÉ aurait pu jouer ce rôle. Quelle instance régionale va le faire?»

Selon M. St-Pierre, le Regroupement des chambres de commerce de la Mauricie pourrait s'inscrire comme instance neutre pour guider les élus, qui sont naturellement portés à favoriser les projets dans leurs limites territoriales.

«On parle de rayonnement régional», insiste Mario Lamontagne, président de la CCIS. «Il faut qu'au moins deux ou trois MRC s'entendent pour dire que tel projet fera rayonner la région.»

«Par notre intention d'être la voix des PME, nous devrons être les oreilles de nos membres», indique M. Lamontagne. «Il faudra aider à identifier des opportunités régionales. À la table du regroupement, nous pourrions valider les projets. On espère que nous aurons une voix pour faire cheminer les dossiers.»

Pour le moment, tout indique que les municipalités ou les MRC pourront étudier des projets. La CCIS considère que le Regroupement des chambres de commerce de la Mauricie pourrait être consulté dans le processus. En fait, les deux porte-parole se manifestent avant qu'une structure décisionnelle soit mise en place.

«Les chambres de commerce sont branchées sur les enjeux socioéconomiques de notre territoire», rappelle M. St-Pierre. «Par notre regroupement, nous sommes tout désignés pour collaborer à l'identification des projets régionaux. La clé d'un développement économique efficace, c'est cette capacité de mobilisation et de concertation.»

«Étant donné que les CRÉ et les CLD sont derrière nous, nous avons, avec la création de ce fonds, une formidable opportunité d'augmenter la participation de l'ensemble des acteurs socioéconomiques de la région», termine le directeur général. «C'est le message que nous voulons lancer.»




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