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Une association de défense des aînés remet en question une loi qui les protège

Un groupe de défense des aînés s'en prend... (123RF/Levente Gyori)

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Un groupe de défense des aînés s'en prend à la loi 492, dont le mandat est précisément de les protéger contre l'éviction de leur logement.

123RF/Levente Gyori

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La Presse Canadienne
Québec

Un groupe de défense des aînés s'en prend à la loi 492, dont le mandat est précisément de les protéger contre l'éviction de leur logement.

En entrevue avec La Presse canadienne lundi, la présidente de l'Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR), Judith Gagnon, a dénoncé les effets pervers de la loi et a tenu des propos controversés sur les personnes âgées.

Celle-ci a donné l'exemple de deux septuagénaires de Québec, qui ont été victimes d'acharnement lorsque leur propriétaire a appris qu'il ne pouvait les évincer. La pression sur eux est devenue tellement forte qu'ils n'ont eu d'autre choix que d'abandonner le logis où ils habitaient depuis plus de 10 ans. «Il y a un effet et un contre-effet», a avancé Mme Gagnon, invitée à commenter l'impact de la loi adoptée il y a près d'un an.

Puis, elle a ajouté candidement qu'elle n'aurait pas aimé avoir ces gens comme locataires. «C'est quasiment ''La Petite Vie''. Je ne dis pas ça pour être méchante. Madame n'a pas de dentier, ils sont gros, elle n'a pas de brassière; c'est le désordre total et ils sont âgés», a-t-elle dit. Si elle était propriétaire, elle-même voudrait se soustraire à la loi. 

«Jusqu'où doit-on aller pour protéger les aînés? Est-ce qu'on ne crée pas avec ça deux classes? Les gens protégés, mais tellement vouloir les protéger qu'ils deviennent une grosse tache pis qu'on en veut plus, parce qu'on est pris avec?»

La loi 492 est un legs politique de l'ancienne députée Françoise David, de Québec solidaire. En vigueur depuis le 10 juin 2016, elle stipule qu'un propriétaire ne peut reprendre un logement ou évincer un locataire «lorsque ce dernier ou son conjoint, au moment de la reprise ou de l'éviction, est âgé de 70 ans ou plus, occupe le logement depuis au moins 10 ans et dont le revenu est égal ou inférieur au revenu maximal lui permettant d'être admissible à un logement à loyer modique».




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