Record de postes offerts au Salon de l'emploi

Jeudi matin, ils étaient déjà plusieurs à franchir... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

Agrandir

Jeudi matin, ils étaient déjà plusieurs à franchir les tourniquets de la Bâtisse industrielle de Trois-Rivières pour tenter de dénicher l'un des 1700 postes disponibles.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Sous le coup de 9 h 30, jeudi, ils étaient déjà plusieurs à franchir les tourniquets de la Bâtisse industrielle de Trois-Rivières pour tenter de dénicher l'un des 1700 postes disponibles, une offre record selon les organisateurs, en incluant les fameux emplois «cachés» qui sont affichés sur le babillard.

Le Salon de l'emploi Trois-Rivières-Bécancour fut encore fort... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste) - image 1.0

Agrandir

Le Salon de l'emploi Trois-Rivières-Bécancour fut encore fort couru par les chercheurs d'emplois. Outre le kiosque de Bécancour, la Ville de Nicolet avait aussi pignon sur rue avec ses nombreuses offres.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Pour cette cinquième édition du Salon de l'emploi Trois-Rivières-Bécancour, les 3000 visiteurs avaient l'embarras du choix parmi la centaine d'exposants, dont plus de 80 employeurs. Et selon la porte-parole de l'organisation, Laurence Gagné, certains sont même repartis avec un emploi en poche.

Et comme nouveauté cette année, on y retrouvait un kiosque de la Ville de Nicolet, avec une récolte abondante d'opportunités découlant du tout récent Marathon de l'emploi de Nicolet-Bécancour, dont certains postes au sein même de l'appareil municipal.

C'est la conseillère Carolyne Aubin qui a plaidé la présence de la municipalité auprès de ses collègues. «Il faut être au Salon de l'emploi. Il faut avoir une union économique rive-sud», a-t-elle confié au Nouvelliste, après avoir étalé les offres à deux chercheurs d'emploi en histoire, Stéphane Jutras et Mia Dansereau.

D'ailleurs, le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, s'est plu à rappeler comment cet événement symbolise «cette fréquentation avec Trois-Rivières au point de vue économique», réitérant son concept de ZEN, pour zone économique naturelle.

«Le pont est un lien qui nous permet d'être à proximité du centre hospitalier, du Cégep et de l'UQTR», souligne celui qui prône une philosophie de partage.

Quand on lui fait remarquer que son adversaire à la mairie, Martine Pepin, voit d'un mauvais oeil l'implication d'Innovation et Développement économique (IDE) Trois-Rivières dans les affaires de Bécancour, le premier magistrat rétorque «qu'une ville de 13 000 habitants n'a pas les moyens de se payer un service de développement économique», d'où l'intérêt du partenariat actuel avec l'organisme trifluvien.

Pour le conseiller municipal de Trois-Rivières, René Goyette, qui représentait le maire Yves Lévesque, l'engouement des employeurs à participer au Salon de l'emploi démontre un grand besoin de main-d'oeuvre sur les deux rives. Et il n'a pas manqué de souligner cette collaboration bien établie avec Bécancour.

Sur le parquet, l'industrie traditionnelle côtoie la nouvelle économie. Et les Forces armées canadiennes occupent l'équivalent de quatre espaces.

Ayant retrouvé la santé, Marc Charron parcourait les allées pour offrir ses services dans le domaine de la gestion manufacturière et de la maintenance. Quant à Marie-Josée Dubé, qui est sans travail depuis seulement trois semaines, elle n'a pas tardé à remettre son curriculum vitae à des employeurs tels que Réjean et Geneviève Hardy, de l'entreprise Hardy Filtration, de Trois-Rivières. Des projets d'agrandissement sont toujours dans les cartons pour cette usine qui représente un exemple de transfert réussi entre le père et sa fille.

Pour sa part, un jeune homme de 17 ans, Tommy Schmouth, de Shawinigan, cherchait à se dénicher un boulot de journalier tout en ayant des ambitions de formation du côté de la machinerie lourde.

Malgré son millier d'employés en région, la compagnie Marmen ne cesse de solliciter de nouvelles candidatures pour occuper des postes en ingénierie ou encore, pour des emplois d'été. Et Premier Aviation a aussi le vent dans les voiles avec un besoin de 50 travailleurs additionnels. Ce fleuron fournit déjà 330 emplois.

Du côté de Shawinigan, ICO Technologies, qui est en pleine progression, souhaite mettre la main sur une denrée rare: les programmeurs. Comptant déjà près de 60 employés, l'entreprise serait disposée à embaucher six autres personnes en lien avec la programmation.

Pour Nicolas Lafontaine, sa visite au Salon de l'emploi est synonyme de réorientation de carrière alors que les débouchés se font difficiles dans le secteur de l'enseignement. Âgé de 42 ans, ce professeur au secondaire, qui vient de compléter un contrat en Asie, vise maintenant la communication ou le transport. 

Selon la directrice du Centre local d'emploi de Trois-Rivières, Kathleen Banville, les perspectives d'emploi par profession analysées par Emploi-Québec pour la Mauricie et le Centre-du-Québec indiquent que plus de 47 000 emplois seront à pourvoir dans ces deux régions sur l'horizon 2015-2019, principalement en raison des départs à la retraite.

«Notre implication met en lumière l'importance pour Emploi Québec de favoriser l'intégration au marché du travail des personnes en recherche d'emploi, mais aussi de soutenir les employeurs dans leur recherche de main-d'oeuvre», a-t-elle précisé. 

Pour sa part, le directeur général d'IDE Trois-Rivières, Mario De Tilly, attribue le succès du Salon aux difficultés de recrutement causées, entre autres, par des emplois qui deviennent plus spécialisés et un taux de chômage qui a diminué «de façon assez radicale».

«Du fait qu'on ait moins de personnes disponibles sur le marché du travail, les employeurs doivent donc user de toutes les astuces pour recruter du personnel de bonne qualité et le Salon est l'un de ces moyens dont ils disposent. C'est un succès sur toute la ligne», renchérit-il.

Le candidat à la mairie, Jean-François Aubin, a tenu à rappeler que le présent Salon avait trouvé son origine dans la précédente Fête de l'entraide, de la formation et de l'emploi, initiée par la Démarche des premiers quartiers.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer