Le quinquennat de la récolte de projets à Bécancour

Le président-directeur général de la Société du parc... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Le président-directeur général de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, Maurice Richard, vient d'amorcer un nouveau mandat de cinq ans avec plusieurs projets susceptibles de voir le jour.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Alors que le 12 avril marquait le début d'un second mandat de cinq ans, le président-directeur général de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, Maurice Richard, entrevoit son deuxième quinquennat sous le signe des réalisations qui pourraient se traduire par des milliards de dollars en investissements et des centaines d'emplois.

Et il peut amorcer son renouvellement de mandat en mettant derrière lui l'histoire des terres contaminées alors que trois propriétaires sur quatre, vivant dans les environs, ont accepté l'offre d'achat de la Société.

En cas de refus, le quatrième citoyen pourra toujours demeurer dans sa résidence. Mais les trois autres maisons, qui seront libérées cette année, tomberont sous le pic des démolisseurs à moins de servir de champ de pratique pour le service des incendies de la Ville.

En termes de bilan, seulement en 2016, les entreprises du parc, telles que Sintra, Sural, Silicium Québec et Cepsa, pour ne nommer que celles-là, auront injecté un total de 70 millions de dollars dans leurs opérations «sans couper de ruban». «La consolidation est aussi importante que l'expansion», précise-t-il.

Au niveau de la gouvernance, M. Richard n'est pas peu fier d'être entouré d'une équipe de direction passablement rajeunie alors que le conseil d'administration est composé de trois hommes et trois femmes, «six personnes d'affaires toujours actives». Et la vice-présidente d'Investissement Québec, Chantal Malo, y siège également, l'organisme étant la porte d'entrée pour la très grande majorité des clients du Parc.

Outre la concrétisation d'un plan stratégique, les dirigeants de la Société ont voulu démystifier les lieux au cours des cinq dernières années.

«On a fait connaître le parc et l'ensemble des ministères utilisent nos locaux», rapporte fièrement celui qui participe lui-même à la Conférence administrative régionale.

Par ailleurs, M. Richard raconte recevoir un promoteur chaque semaine, en moyenne, pour des dossiers qui ont des perspectives de réalisation sur une échelle de trois à sept ans. L'un d'entre eux, de nature agroalimentaire, pourrait toutefois voir le jour dès l'an prochain, pour un investissement de 150 millions de dollars. Et un projet provenant de la Saskatchewan vient même de refaire surface après deux ans de silence.

La semaine prochaine, la Société internationale métallique fera le point sur son projet d'usine de transformation du fer évalué à un milliard de dollars. Le début des travaux de construction est prévu au printemps 2018 et le tout devrait créer 174 emplois permanents. 

Cet automne, l'Association des recycleurs de pièces d'autos et de camions devrait procéder à la mise en chantier d'une usine de transformation, de récupération et de vente de métaux recyclés évaluée à 20 millions de dollars. Et il y a toujours le projet de Gaz Métro Solutions Énergie qui est susceptible de débloquer, avec sa centaine de millions de dollars en investissements. 

De plus, les autres grands chantiers tels que Stolt LNGaz et IFFCO attendent le dégel des prix et du marché pour aller de l'avant. 

Et le projet d'un complexe de terres rares par Quest n'est pas mort alors que des études avec le BAPE sont prévues l'an prochain.

«Le potentiel du parc n'est pas mis en doute, ni l'accueil régional et l'acceptabilité sociale», tient à souligner Maurice Richard.

Parallèlement, une zone PME est en plein développement, avec la future implantation d'un incubateur par la Ville, et la Société veut développer la partie sud de l'autoroute 30.

Et dans les cartons, il y a la création d'une gare intermodale qui, évaluée à près de cinq millions de dollars, devrait bénéficier du programme dédié aux zones industrialo-portuaires. Le privé devrait y être associé.

«Le développement économique, ce n'est pas un métier, c'est une manière de vivre. C'est ce que j'ai fait toute ma vie. Je suis au bon endroit, au bon moment», a conclu l'homme de 70 ans.




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