Une bonne Carte Étoile...

Le propriétaire, Richard Rioux, a encore la flamme... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Le propriétaire, Richard Rioux, a encore la flamme commerciale après avoir eu longtemps celle du monde papetier.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) En janvier 1992, à l'instar de son millier de compagnons de travail, Richard Rioux apprenait la fermeture de l'usine Produits forestiers Canadien Pacifique (PFCP) de Trois-Rivières, l'ancienne Canadian International Paper (CIP).

Le Latuquois, qui venait de démarrer lentement un commerce de cartes de hockey, ne s'attendait certainement pas à ce que sa Carte Étoile, maintenant située sur le boulevard Gene-H.-Kruger, franchisse le cap des 25 ans avec autant de succès et devienne sa raison de vivre professionnelle.

Il faut dire que ce sportif dans l'âme ne l'aura pas eu facile depuis le jour où il a mis les pieds à l'usine de pâtes et papier de La Tuque. Déjà, les bouleversements de l'industrie l'auront forcé à quitter la CIP pour s'exiler à Trois-Rivières afin de travailler à la Canron.

Encore là, des rationalisations auront eu pour effet de l'amener à la division trifluvienne de PFCP. Une fois mis à pied, il aura tenté à nouveau sa chance lors de la relance de Tripap. Mais l'aventure n'aura guère duré longtemps.

Un chasseur de tête l'avait alors repéré pour aller travailler à Montréal dans le domaine de la construction. Mais un accident sera venu changer les plans. Un revirement de situation qui, au fond, explique aujourd'hui la bonne santé de son commerce. «J'ai alors parti mon magasin en grande», raconte celui qui aura vécu la belle époque des cartes de hockey.

Déjà, dans sa jeunesse, à La Tuque, Richard Rioux rêvait d'avoir sa boutique de sport, en voyant celle opérée par Jean-Marie Laforge. Aujourd'hui, la Carte Étoile, qui a vécu quelques déménagements, ne fait plus dans les cartes, mais se spécialise dans le soccer, et ce, sur deux étages. «Et je suis l'un des plus gros magasins en province pour les marques Adidas, Nike et Puma», se plaît à souligner celui qui a même une franchise à Victoriaville depuis trois ans.

Se définissant comme un «gars de terrain», il n'est pas peu fier des contrats obtenus pour, entre autres, des programmes de sport-études. «Il y a beaucoup de monde de l'extérieur qui vient ici», fait-il remarquer fièrement, avec une entente toute fraîche entre les mains qui concerne Berthierville.

À 68 ans, l'heure de la retraite n'a toujours pas sonné pour ce commerçant qui ne compte pas ses heures. «Je pourrais vendre, mais j'aime encore ça. Je suis encore en santé. Je suis le gars le plus heureux d'avoir ça», confie ce «gars de famille», au milieu de pièces de vêtements et d'espadrilles d'entraînement.




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