Croissance du CNETE: sans le fédéral, point de salut

Une autre contribution de Développement économique Canada bien... (Stéphane Lessard)

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Une autre contribution de Développement économique Canada bien accueillie au CNETE. De gauche à droite: Martin Asselin (maire suppléant), François-Philippe Champagne (ministre du Commerce international), Guy Dumais (directeur général du Collège Shawinigan et président du CNETE), Nancy Déziel (directrice générale du CNETE) et Éric Milette (directeur des études au Collège Shawinigan et président du comité de la recherche).

Stéphane Lessard

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le gouvernement fédéral s'associe à nouveau au Centre national en électrochimie et en technologies environnementales pour lui permettre d'acquérir des équipements spécialisés. Vendredi matin, le ministre du Commerce international et député de Saint-Maurice - Champlain, François-Philippe Champagne, s'est déplacé au Collège Shawinigan pour annoncer cette subvention de 385 502 $ accordée par Développement économique Canada pour les régions du Québec.

Cette aide financière comble la plus importante partie d'un budget de 481 877 $ pour acquérir une sonde optoélectronique, des fermenteurs à trois phases, un analyseur de gaz de type micro GC-TCD et un spectromètre au plasma à couplage inductif. Ces équipements rendront disponibles une nouvelle plateforme technologique pour la production et le suivi de molécules reliées à la production d'énergie renouvelable. Des travaux de recherche permettront le développement de créneaux tels que les procédés de production basés sur la biomasse, leur transformation en biogaz et biocarburants et leur entreposage en électricité sous forme de piles.

«Ces équipements seront complémentaires à ceux existants», précise Nancy Déziel, directrice générale du CNETE. «Ce sera une plateforme de recherche unique au Canada, qui permettra le développement de procédés rentables et l'accélération d'innovations développées pour la mise sur pied d'une économie basée sur la valeur ajoutée.»

M. Champagne fait remarquer qu'en 2016, le CNETE avait réalisé 47 projets de recherche appliquée et 44 projets d'aide technique avec environ 75 entreprises. 

«C'est la cinquième contribution de DEC depuis 2011 au CNETE», précise le député de Saint-Maurice - Champlain. «Je calculais que ça donnait environ 1,2 million $ en aides non remboursables et si vous prenez l'ensemble de l'aide fédérale, on parle de plus de dix millions de dollars.»

Le gouvernement fédéral est devenu un partenaire indispensable dans la forte croissance du CNETE, convient Mme Déziel. En fait, depuis 2012, le rythme des annonces a explosé à cet endroit, principalement via des agences comme Développement économique Canada, le Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie du Canada ou la Fondation canadienne pour l'innovation. D'ailleurs, des autocollants de ces organismes fédéraux apparaissent sur de nombreux équipements dans les laboratoires du CNETE.

«L'appui du gouvernement fédéral est essentiel», commente Mme Déziel. «Les programmes mis sur pied soutiennent nos projets. Sans eux, nous serions peut-être sept ou huit employés avec un million $ d'équipements. Or, actuellement, nos laboratoires dépassent une dizaine de millions $ en équipements. Nous sommes 35 personnes et nous allons passer à 37 avec cette annonce. Si on ajoute les stagiaires et les étudiants universitaires, nous avons été 69 cette année.» 

Le CNETE brasse ses affaires principalement avec des clients au Québec, dont Nemaska Lithium, Odyssée Biotech, la Société Laurentide, Bionest Technologies, la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie. On en retrouve aussi en Alberta, en Chine et en France.

M. Champagne souligne que le CNETE illustre parfaitement l'excellence que des agences fédérales peuvent appuyer. Par exemple, Mme Déziel précise que le CRSNG finance 1,4 milliard $ en recherche par année à travers le pays. «Si on n'a pas l'excellence, ça va ailleurs», fait remarquer le ministre.

Agrandissement

Les intervenants s'entendaient sur le fait que d'autres annonces suivront au cours des prochains mois. L'un des projets très attendus consiste en l'agrandissement du CNETE dans les murs du Collège Shawinigan. Ce projet mijote depuis plusieurs années.

«Nous avons des plans pour un agrandissement», convient Guy Dumais, directeur général du Collège Shawinigan et président du conseil d'administration du CNETE. 

«Nous travaillons avec les deux gouvernements. Des choses devraient être diffusées bientôt.»

Une nouvelle demande a d'ailleurs été acheminée l'an dernier, rappelle Mme Déziel. 

«Nous sommes reconnus comme un centre à maturité, qui a besoin d'espace pour opérer de façon adéquate et dans les normes de sécurité, puis prendre de l'expansion», explique-t-elle. «C'est très urgent, car nous ne sommes pas aux normes pour la sécurité incendie. Bien sûr, des méthodes d'atténuation et de gestion des risques ont été mises en place, mais nos laboratoires sont très chargés et nous avons d'autres projets qui s'en viennent. Nous avons besoin d'espace pour entrer ces équipements et pour réaliser les projets.»




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