Résidences privées: l'enjeu de la main-d'oeuvre

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le besoin de nouvelles résidences pour aînés nécessitera l'embauche annuelle d'un millier de personnes, d'où l'enjeu de la main-d'oeuvre qui n'épargne pas ce secteur d'activités.

Voilà l'un des constats partagés lundi par le président-directeur général du Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA), Yves Desjardins, lors de son passage à Trois-Rivières.

En 2000, près de 652 000 Québécois étaient âgés de 70 ans et plus. Aujourd'hui, on en dénombre plus d'un million. De plus, le nombre d'individus âgés de 75 ans continuera d'augmenter de 30 000 par an jusqu'en 2037.

S'appuyant sur les prévisions d'une étude réalisée par le Groupe Altus, le RQRA estime que pour bien prendre soin de cette clientèle, il faudra construire pas moins de 6000 unités locatives en résidence pour aînés par an, pendant les 20 prochaines années, ce qui constitue un investissement annuel d'un milliard de dollars.

Et toutes ces nouvelles résidences créeront 1000 emplois permanents par année, dans des champs aussi variés que l'aide à la personne âgée, la gestion, les soins infirmiers, l'entretien, la cuisine et les loisirs. Actuellement, on dénombre plus de 3500 travailleurs dans les quelque 200 résidences de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

«L'attraction et la rétention de personnel qualifié constitue l'enjeu numéro un pour nos activités. Nous avons un besoin criant de main-d'oeuvre, mais nous avons du mal à la recruter et à la retenir en poste», admet M. Desjardins.

Selon lui, la situation est particulièrement aiguë en ce qui concerne les préposés, pour lesquels le règlement sur la certification des résidences privées pour aînés a des exigences spécifiques. 

En effet, le ministère de la Santé et des Services sociaux impose une formation obligatoire à l'emploi que le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur ne parvient pas encore à rendre financée et accessible dans toutes les régions du Québec.

Or, dit-il, les résidences pour aînés sont prêtes à travailler avec les commissions scolaires pour la formation de cette main-d'oeuvre. «Le RQRA est d'avis que le gouvernement doit s'attaquer rapidement à ces enjeux de coût et d'accessibilité de la formation des préposés en résidence pour aînés. La solution réside sans aucun doute dans une meilleure coordination entre les différents ministères», a-t-il conclu.




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